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Comment faire face à l'incertitude ?


L'incertitude tend à générer de l'anxiété. Heureusement, celle-ci peut être atténuée par la mise en place de stratégies efficaces.Ce début du XXIe siècle est marqué de nombreuses crises (crise économique, menaces terroristes, crise sanitaire, dérèglement climatique...), rendant ainsi l'avenir imprévisible.
Or, l'incertitude tend à générer beaucoup d'anxiété. D'autant que nous avons tendance à amplifier notre détresse, d'une part, en se nourrissant d'informations anxiogènes qui donnent corps à nos angoisses, et d'autre part, en surestimant les difficultés que peut nous réserver l'avenir tout en sous-estimant les événements positifs.

Heureusement, il est possible d'apaiser ce tumulte de pensées anxiogènes en prenant conscience des biais cognitifs dont nous sommes victimes et en agissant en conséquence.


Quels sont les biais cognitifs susceptibles de favoriser l'anxiété ?

Prendre conscience des biais cognitifs qui ont tendance à amplifier notre détresse en période d'incertitude nous aide à relativiser les épreuves que nous traversons. Aussi, on peut relever deux principaux biais cognitifs impliqués dans ce phénomène :

  • L'effet de loupe : Nous avons tendance à surestimer l'impact des événements tragiques sur notre vie. En effet, nous donnons trop d'importance à ce que nous craignons, au détriment d'autres facteurs plus positifs. Par exemple, nous avons tendance à penser que perdre l'usage de ses jambes dans un accident serait une tragédie insurmontable. Pourtant, les personnes qui souffrent d'un tel handicap n'ont pas une humeur plus maussade que les individus valides. Au contraire, elles sont plutôt de bonne humeur, et ce dès le début du deuxième mois après l'accident, sauf lorsqu'elles pensent à leur situation.

  • L'effet rebond : Nos pensées anxiogènes ont tendance à envahir notre conscience, même si nous essayons de les chasser de notre esprit. Au contraire, plus nous nous efforçons de ne pas leur accorder d'attention, plus nous y pensons. Par exemple, si l'on se donne pour objectif de ne surtout pas penser au chômage, alors nous allons automatiquement y penser.

Alors comment dompter l'incertitude ?

Pour apprivoiser nos idées anxiogènes, plutôt que de lutter de façon stérile contre ces pensées, une stratégie consiste à les dépotentialiser, c'est-à-dire à les laisser exister dans notre conscience mais sans leur donner d'importance. Il est également essentiel de se rappeler qu'une pensée n'est jamais la réalité. Elle est seulement une représentation mentale de cette réalité.
En somme, il s'agit de prendre de la distance avec nos idées plutôt que d'essayer de les modifier. Concrètement, cela peut consister à se représenter nos pensées imagées sur un écran de cinéma dans lequel nous sommes spectateurs. Un autre moyen consiste à exprimer mentalement notre pensée anxiogène avec une voix rigolote, comme le ferait un acteur comique.

Par ailleurs, il est important de garder à l'esprit que nous avons toujours la possibilité d'agir, même dans les situations de grande incertitude. Car l'action permet de lutter efficacement contre la déprime. En effet, elle mobilise notre attention et la détourne de nos soucis.


Inspiré des travaux d'Yves-Alexandre Thalmann, de Daniel Kahneman, de Daniel Wegner, de Russ Harris, de Jean-Louis Monestès et de Matthieu Villatte.



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