Quand le pouvoir change une personne...

Le pouvoir émerge partout où les gens se rencontrent (que ce soit en politique, au travail, entre amis et même au sein du couple). D'ailleurs, il apparaît comme un moteur fondamental du comportement humain. En effet, le pouvoir pousse à l'action. Il développe la motivation et réhausse le statut.

Pourtant, les conséquences de cette énergie insufflée par le pouvoir sont souvent négatives. En effet, que ce soit dans le monde de la finance, du sport, de la politique, du spectacle... on peut observer les dérives du pouvoir, notamment avec des abus et des scandales de corruption.


Comment le pouvoir influence-t-il notre comportement ?

Dans des situations d'impuissance, nous avons tendance à nous concentrer davantage sur les besoins des autres et à être plus sensibles aux punitions. Au contraire, en situation de pouvoir, nous avons tendance à être plus sensibles aux récompenses et à prendre davantage de liberté. Or, cela n'est pas sans conséquence. En effet, plus nous sommes en situation de force, moins nous respectons les normes sociales. Plus précisément, voici les principaux changements que l'on peut observer chez les personnes qui gagnent en influence :

  • Une surestimation de leurs capacités.
  • Des prises de risque plus importantes.
  • Une tendance à penser en termes de stéréotypes.
  • Une non prise en compte des points de vue d'autrui.
  • Une diminution de l'altruisme et de la compassion.
  • Une tendance à moins se perdre dans les détails pour se concentrer davantage sur les grandes lignes d'une situation.

En somme, même si un gain d'autorité nous pousse à penser de manière plus abstraite et plus généralisante, il favorise aussi une attitude égocentrée.


Le pouvoir pourrait donc également modifier notre jugement moral ?

L'exercice du pouvoir influe effectivement sur l'équité des décisions. Plus précisément, lorsque nous sommes en situation de force, nous avons tendance à privilégier nos propres intérêts au détriment des autres. Nous avons également tendance à nous écarter de la justice. Et plus nous avons d'influence, moins nos décisions sont équitables ! Aussi, pour justifier ce comportement, nous déployons généralement une double morale qui consiste à appliquer des critères différents à nous-mêmes et à nos subordonnés.

Ainsi, la position sociale modifie les jugements moraux. De fait, en situation de pouvoir, nous avons tendance à être beaucoup plus laxistes avec notre propre comportement qu'avec celui des autres.


Inspiré des travaux de Theodor Schaarschmidt, de Susan Fiske, d'Adam Galinsky, de Dacher Keltner, de Pamela Smith, de Samuel Bendahan, de John Dalberg-Acton et de Joris Lammers.

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