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Ecrire pour guérir...


L'écriture thérapeutique consiste à relater les expériences traumatiques par écrit afin de restructurer la pensée et de prendre du recul sur ces événements, pour ainsi réduire les angoisses et les ruminations.Après un traumatisme, les ruminations ont souvent tendance à envahir les pensées des victimes. Recourir à l'écriture pour lutter contre ces pensées intrusives, mais aussi pour apaiser les angoisses et le stress, peut être un excellent traitement complémentaire.
En effet, depuis l'Antiquité, l'écriture est connue pour ses pouvoirs réparateurs. Mais ce n'est que depuis le milieu des années 1980 que ses effets curatifs ont été validés scientifiquement.

Ainsi, en plus de libérer les affects négatifs attachés à l'expérience traumatisante, l'écriture aide à reconstruire les pensées, à remettre de la logique dans l'absurde et à prendre de la distance avec le traumatisme. Mais les bienfaits de l'écriture ne se cantonnent pas à la santé mentale. En effet, ils s'observent également sur la santé physique.


Quels sont les mécanismes en œuvre dans l'écriture thérapeutique ?

Nous avons souvent tendance à réprimer les pensées, les émotions et les comportements associés aux évènements traumatiques. Or, cela provoque généralement un stress chronique qui se répercute sur la santé mentale, mais aussi sur la santé physique. Heureusement, relater ces événements par écrit aide à lever cette inhibition, et par conséquent à réduire le stress et ses effets délétères sur l'organisme. La vie psychique reprend alors tout doucement son cours.

Concrètement, cela peut consister à écrire toutes les pensées en lien avec le traumatisme. Mais les bénéfices sont optimaux lorsque les patients n'écrivent pas seulement sur leurs émotions, mais aussi sur les événements eux-mêmes. Car pour éviter que le souvenir traumatique ne s'enkyste, il ne suffit pas de libérer les émotions négatives qui lui sont associées, il est également nécessaire de réussir à bien structurer la narration de l'événement en question.


L'écriture aurait donc aussi des bienfaits physiologiques ?

L'amélioration liée à l'écriture concerne également le corps. Par exemple, on peut noter une amélioration de la tension artérielle et un renforcement du système immunitaire. Mais ces bienfaits ne perdurent qu'à condition de poursuivre les exercices d'écriture dans la durée, à raison d'une vingtaine de minutes par jour.

Par ailleurs, chez les patients qui ne parviennent pas à s'extraire de leurs ruminations car leur pensée s'est cristallisée autour du traumatisme, il est parfois nécessaire de la redynamiser en donnant des consignes variées. Cela peut consister, par exemple, à imaginer des dialogues entre deux protagonistes imaginaires, ou bien à se concentrer sur la façon dont l'action d'écrire engage chaque partie de son corps, ou encore à écrire autant de souvenirs que l'on peut trouver dans un laps de temps bien défini.


Inspiré des travaux de Nayla Chidiac, de James Pennebaker, de Karen Baikie, de Joshua Smyth et de Pamela Deters.



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