Accueil > Chroniques > Troubles psychologiques > L'effet néfaste de l'obésité sur le cerveau

Auteur :


L'effet néfaste de l'obésité sur le cerveau


L'obésité a de graves conséquences sur le cerveau, en atrophiant une partie de celui-ci.Nous savons tous que l'obésité a de graves répercussions sur la santé physique (diabète, problème cardiaque, problèmes rhumatologiques, problèmes respiratoires, etc...), mais aussi psychologique, dans la mesure où elle est source de discrimination, et par conséquent, de dépression. Mais ce n'est pas tout! En effet, outre ces effets désastreux, des chercheurs ont observé que l'obésité dégradait également le cerveau.


Quelles sont précisément les effets de l'obésité sur le cerveau?

Tout d'abord, il est important de préciser que, pour le moment, l'étude menée pour déterminer l'effet de l'obésité sur le cerveau a été réalisée chez le rat. Et les résultats obtenus montrent une atrophie des neurones du cerveau. Plus précisément, voici les dégâts occasionnés par une surcharge pondérale conséquente:

  • Le nombre de connexions entre neurones diminue en raison de la raréfaction des épines dendritiques, qui permettent aux neurones d'établir des contacts entre eux.
  • Les neurones contiennent moins de protéines synaptiques. Celles-ci agissent un peu comme une colle entre les neurones.
  • Les capacités de plasticités cérébrales diminuent.
  • Le volume de l'avant du cerveau se rétrécit.

En fait, cette intoxication neuronale serait causée par une libération accrue de glucocorticoïdes. Aussi, elle semble avoir de graves conséquences sur les capacités cognitives des individus obèses.


Quelles sont précisément les conséquences sur les fonctions cognitives?

Cette atrophie du cerveau liée à l'excès de libération de glucocorticoïdes aurait deux effets principaux: d'une part, une baisse des capacités cognitives telles que la mémorisation, le repérage spatial, la flexibilité mentale, etc..., et d'autre part, une diminution des capacités de résister à la tentation de nourritures sucrées ou grasses. De fait, cette vulnérabilité du cerveau obèse tend à placer la personne dans un cercle vicieux, dont il sera de plus en plus difficile de sortir...


Inspiré des travaux de Miriam Bocarsly, de Dominic Tran et de Frederick Westbrook.



A lire également :