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Comment atténuer les effets du vieillissement ?


Le déclin cognitif et physique lié au vieillissement peut-être contrecarré en mettant en place certaines stratégies.Les capacités physiques et mentales tendent à décliner avec l'âge. En effet, les réactions ralentissent, la mémorisation devient plus difficile, la condition physique s'amenuise, etc...
Néanmoins, même si le vieillissement cognitif et physique est irréversible, il est possible d'en atténuer les effets délétères en tablant sur certains atouts qu'offre l'âge. Et certaines personnes parviennent même à s'améliorer!


Certaines ressources ne seraient donc accessibles qu'à partir d'un certain âge?

Le vieillissement permet effectivement de mobiliser certaines ressources dont les jeunes ne peuvent pas bénéficier. Il s'agit principalement de l'expérience et des bénéfices qu'elle peut offrir. En effet, si les capacités physiques et cognitives déclinent avec l'âge, l'expérience, elle, se développe. Ainsi, la perte des moyens physiques et cognitifs peut être compensée par l'expérience, notamment par les moyens suivants:

  • Savoir s'entourer: Le vieillissement réduit la capacité à filtrer les informations non pertinentes, la capacité à focaliser son attention, la flexibilité cognitive, etc... Toutefois, la perte de ces fonctions cognitives peut être déjouée en intégrant ce que les autres peuvent transmettre. L'expérience des relations humaines peut donc jouer un rôle clé pour contrecarrer les effets délétères du vieillissement.

  • Les automatismes: Il s'agit des actions motrices emmagasinées dans une mémoire particulière: la mémoire procédurale. Celle-ci est particulièrement résistante au vieillissement. Ainsi, même si l'on ne se souvient plus d'avoir utilisé un objet, on saura toujours s'en servir. De fait, accumuler un grand nombre d'automatismes permet de continuer à développer un certain type de compétence ou une certaine expertise dans un domaine particulier.

  • L'anticipation: Avec l'âge, le temps de réaction tend à augmenter. Mais cette perte d'efficacité sensori-motrice peut être compensée par davantage d'anticipation, c'est-à-dire par une meilleure préparation. En effet, la capacité à anticiper tend à se développer grâce à l'expérience accumulée tout au long de la vie.

Ainsi, une meilleure anticipation couplée aux nombreux automatismes emmagasinés en mémoire procédurale peut permettre de palier les effets délétères du vieillissement, voire d'améliorer ses performances.


Et le mental dans tout ça?

Le mental joue effectivement un rôle fondamental dans le maintien des capacités physiques et cognitives au cours du vieillissement. Par exemple, une étude a montré que les seniors, se sachant sur le déclin, ont de moins en moins tendance à compter sur leurs aptitudes. Pourtant, en stimulant simplement la confiance en leur capacités cognitives, ils améliorent grandement leurs performances, au point de rejoindre quasiment celles des jeunes!

Ainsi, le mental occupe une place importante dans le déclin lié au vieillissement. Aussi, en se persuadant de l'altération de ses capacités, on risque finalement de précipiter les effets de l'âge. Pourtant, le plus souvent tout n'est pas encore perdu, bien au contraire!


Inspiré des travaux de Guillaume Jacquemont, de François Maquestiaux, de Timothy Salthouse et de Dayna Touron.



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