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La définition de Intersecteur


L'intersecteur correspond à une structure administrative créée en 1972 pour organiser et répartir les moyens de prise en charge psychiatrique de la population infantile correspondant à une zone géo-démographique de 200 000 habitants, c'est-à-dire de trois secteurs de psychiatrie adulte.


La mise en place de l'intersecteur

Auparavant, après la Seconde Guerre mondiale, les pouvoirs publics avaient favorisé les initiatives privées, ce qui a contribué à la création d'une grande diversité d'institutions pour enfants sans coordination nationale. L'entrée en fonction dès 1964, au niveau ministériel, du Centre technique national pour l'enfance et l'adolescence inadaptées a permis dans un premier temps de regrouper des représentants de toutes les associations privées et semi-publiques et des représentants de l'administration.
Par la suite, les services publics de psychiatrie infanto-juvénile sectorisés ont été mis en place, se surajoutant aux institutions déjà existantes, avec la vocation de coordonner l'ensemble de l'action en hygiène mentale infantile.


Le rôle de l'intersecteur

Le but de l'intersecteur est d'entreprendre les soins nécessaires aux enfants en difficulté le plus précocement possible, en tentant de maintenir ceux-ci dans leur milieu socio-familial chaque fois que c'est possible. La continuité de l'action thérapeutique est assurée par les membres d'une même équipe sous la responsabilité d'un médecin-chef spécialiste en pédopsychiatrie.
Le centre de santé mentale est souvent le lieu de la première rencontre avec l'enfant, de l'élaboration diagnostique et du projet thérapeutique. La plupart bénéficient de soins ambulatoires, qui peuvent associer psychothérapie individuelle, rééducation psychomotrice et orthophonique, avec le plus souvent le concours des parents.


Les différentes prises en charge thérapeutiques à temps partiel ou à temps complet

Certains enfants nécessitent l'admission dans un lieu thérapeutique à temps partiel, appelé hôpital de jour. Il s'agit surtout d'enfants psychotiques ou atteints de névroses graves. Ils peuvent conserver leur insertion socio-familiale, et la famille participe à la prise en charge. Cette structure permet d'offrir un lieu de vie dans lequel l'enfant peut bénéficier d'une prise en charge institutionnelle. Les différents aspects de sa vie quotidienne y sont les supports d'une aide adaptée.
L'admission dans un lieu thérapeutique à temps complet, qui peut être situé dans un hôpital général ou un hôpital psychiatrique départemental, est destinée:

  • Soit à l'observation d'enfants ou d'adolescents souffrant de troubles psychiques graves, ou associés à des problèmes somatiques, qui nécessitent un traitement hospitalier.
  • Soit à des traitements de longue durée pour des enfants dont le comportement est trop perturbé pour permettre un maintien dans le milieu familial.
  • Soit à des enfants dont les familles sont trop éloignées du lieu de soins.

Pour compléter les moyens thérapeutiques et réduire au minimum les hospitalisations, l'intersecteur développe les prises en charge extra-hospitalières, tels les placements familiaux thérapeutiques, les centres de soins pour adolescents. De plus en plus se développent des relations de coopération avec les services hospitaliers de pédiatrie, les centres de protection maternelle et infantile et les écoles pour prévenir et dépister l'apparition de difficultés.


L'organisation de l'intersecteur

Les médecins-chefs d'intersecteur sont aidés par le Conseil de santé mentale, organisme consultatif qui comprend des représentants de l'administration de l'intersecteur et des associations privées. Les membres en sont nommés par le préfet et doivent se réunir au moins une fois l'an. Il doit être consulté sur tous les projets concernant l'hygiène mentale.
L'intersecteur participe également au fonctionnement de la commission départementale d'Éducation spéciale, créée par la loi d'orientation en faveur des handicapés du 30 juin 1975. Cette commission comporte 12 membres nommés par le préfet, dont la moitié est proposée par la D.D.A.S.S. et l'autre par l'inspecteur d'académie. Elle comporte des représentants des caisses de Sécurité sociale, des représentants des associations de parents et des représentants des institutions privées et semi-publiques. Elle est chargée de l'attribution de l'allocation d'éducation spéciale et de ses compléments pour aider les familles dont l'enfant est handicapé, de l'orientation des enfants vers les établissements ouvrant droit à prix de journée.


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