Accueil > Dictionnaire > Les termes psychologiques commençant par E > La définition de éthéromanie


La définition de Éthéromanie


L'éthéromanie désigne l'accoutumance à l'éther. Le plus souvent, celui-ci est utilisé en inhalation, mais parfois par ingestion, voire par injections.


L'histoire de l'éthéromanie

L'éther éthylique est connu depuis le XVIIIe siècle. Il fut employé dans les années 1840 en inhalation comme anesthésique lors d'opérations. Puis il fut relayé par le chloroforme, le protoxyde d'azote, des analgésiques généraux (morphine) ou locaux (dérivés de la cocaïne).
Une grande vogue d'éthéromanie se développa en Irlande dans les années 1850. En effet, drogue bon marché, l'éther était consommé à la place de l'alcool (ou parfois en mélange) dans les bars. En France, assez curieusement, son utilisation (surtout par inhalation) est restée limitée, notamment, à certains milieux littéraires. Par exemple, Guy de Maupassant en fut un adepte, de même que Jean Lorrain, auteur des Contes d'un buveur d'éther.


Les effets de l'éther

L'ivresse éthérique est obtenue très rapidement après la prise. La sensation de flottement parfois euphorique qu'elle produit fait place à des phénomènes hallucinosiques dans un contexte confuso-oniriques. À fortes doses un coma avec convulsions peut survenir.
La tolérance est rapide. Elle entraîne une augmentation des doses en cas d'usage répété. Il existe alors souvent une dépendance psychologique, mais aussi physique. Celle-ci se caractérise par un syndrome de sevrage avec des douleurs abdominales, des crampes, etc... Par ailleurs, l'éthérisme chronique comprend des troubles neurologiques avec des tableaux pseudo-démentiels.
L'éther étant un produit très peu discret, du fait de son odeur caractéristique, il n'a été utilisé que marginalement lors de la vogue des toxicomanies. Néanmoins, il est soumis à prescription médicale depuis 1986. Les adolescents en quête d'ivresse lui préfèrent soit l'alcool, soit le trichloréthylène ou d'autres solvants organiques.


Autres termes psychologiques :