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(Mise à jour: Mai 2014)

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La procrastination, cette manie de tout remettre au lendemain !


Procrastiner pourrait correspondre à la philosophie suivante: pourquoi faire aujourd'hui ce que l'on ne fera peut-être pas demain?Retarder volontairement une tâche, malgré les conséquences négatives que cela peut entraîner, correspond à la procrastination. En effet, plutôt que de réaliser d'abord les tâches les plus importantes et de reporter les tâches secondaires, les procrastinateurs ont tendance à faire le contraire.
Plus précisément, ces derniers ont l'impression que se concentrer sur des tâches sans importances permet d'éviter de penser aux échéances qui approchent et ainsi d'éviter d'être anxieux.

Cette attitude peut effectivement être bénéfique car elle permet d'éviter ou de repousser un stress, mais seulement à court terme. Car à long terme, la procrastination a des conséquences délétères au niveau professionnel (avec des dossiers rendus en retard), financier (avec des factures payées au delà de l'échéance) et de la santé (en reportant des rendez-vous chez le médecin, le dentiste...).
De plus, la procrastination crée un stress prolongé car elle donne le sentiment diffus d'inachevé, d'être en retard.


Y-a-t-il différents types de procrastinateurs?

On peut considérer trois grandes catégories de procrastinateurs :

  • Les procrastinateurs indécis : ces individus vont tergiverser longuement avant de prendre une décision simple et le temps perdu dans ces réflexions futiles les met en retard. Par exemple, cela peut être une personne qui, pour se rendre à un rendez-vous va réfléchir sur le moyen de transport qu'elle va prendre. Sa prise de décision va durer si longtemps qu'il sera déjà trop tard lorsqu'elle aura fait son choix.

  • Les procrastinateurs d'évitement : ces personnes vont ressentir de l'aversion pour une tâche et vont mettre en œuvre diverses stratégies (souvent inconscientes) pour s'en éloigner. Ainsi, elles se laissent distraire très facilement et "oublient" de travailler.

  • Les procrastinateurs d'activation : ces personnes affirment qu'elles travaillent mieux sous pression et qu'elles en ont même besoin pour être efficaces. Pourtant, les études sur ce sujet montrent que ces individus n'ont pas forcément besoin d'un niveau de stress particulier pour travailler efficacement.

Qu'elle est l'origine de la procrastination et peut-on l'atténuer?

La procrastination résulte de l'interaction entre certains traits de caractère, le type de tâche à réaliser et le temps restant avant l'échéance.
En effet, certains traits de personnalité comme l'impulsivité, la difficulté à se concentrer, ou au contraire, le caractère consciencieux, jouent un rôle important dans la procrastination. Par exemple, un individu organisé et travailleur sera moins enclin à procrastiner qu'une personne impulsive.
Aussi, les tâches ennuyeuses ont tendance à déclencher un comportement procrastinateur, surtout lorsqu'elles ne sont pas reliées à un objectif général ou un projet de vie.
Enfin, le temps qu'il reste avant l'échéance du projet est également déterminant. En effet, plus la date limite est éloignée, plus notre tendance à reporter le travail est grande. Aussi, il est plus difficile de se motiver lorsque notre travail ne va porter ses fruits que longtemps après.

Pour éviter ou diminuer les comportements procrastinateurs, il est important de bien déterminer où, quand et comment une tâche devra être accomplie. Ainsi, plutôt que de définir un vague objectif, il est préférable de déterminer une planification précise et intelligente.
De plus, la représentation que l'on a d'une tâche paraît souvent très ardue lorsque l'on fait tout pour l'éviter. Mais elle se révèle finalement beaucoup moins pénible et même parfois agréable lors de sa réalisation.


Inspiré des travaux de Trisha Gura.



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