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(Mise à jour: Octobre 2017)

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Quelques idées reçues sur notre réaction face à la mort


Contrairement à une idée reçue, nous réagissons différemment face à la mort et nous ne passons pas inévitablement par les cinq stades (déni, colère, marchandage, dépression, acceptation).Depuis les années 1960, la psychiatre Elisabeth Kübler-Ross a proposé une théorie sur les stades qui précèdent la mort. Ce postulat s'est progressivement imposé dans notre culture.
Ainsi, au fil du temps il est devenu une référence en matière d’appréhension de la mort, au point d'être aujourd'hui enseigné à de nombreux infirmiers et étudiants en médecine, notamment aux Etats-Unis.


Mais quelle est-donc cette théorie?

Selon cette théorie, les mourants passent inéluctablement par cinq stades psychologiques:

  • le déni: ils refusent catégoriquement l'idée de mourir.
  • la colère: elle surgit lorsqu'ils réalise que c'est bien la réalité.
  • le marchandage: il s'agit de faire des vœux, de retarder l'heure de la mort, etc...
  • la dépression: un profond sentiment de tristesse survient lorsqu'ils ne peuvent plus refuser l'évidence.
  • l'acceptation: ils finissent par accepter leur sort avec sérénité.

Pourtant, cette théorie des cinq stades n'a jamais été scientifiquement prouvée. D'ailleurs, différents travaux de recherche réalisés sur ce sujet tendent à réfuter cette allégation. En effet, il semblerait que l'attitude adoptée face à la mort diffère d'une personne à l'autre.


Ces cinq stades ne sont donc pas inéluctables?

Eh bien il semblerait que non! En effet, plusieurs études montrent que les personnes qui vont mourir ne passent pas toutes par ces différentes étapes, ou alors pas forcément dans cet ordre.
Et il en est de même pour les individus qui perdent un proche: certains ne sont pas déprimés, même s'il s'agit de la perte du conjoint ou d'un membre de la famille. En outre, il apparaît que la réaction qui prédomine suite au décès d'une personne aimée soit l'acceptation et non le déni.


Inspiré des travaux de George Bonanno.



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