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La définition de Cognitive



La psychologie cognitive

Il s'agit de la partie de la psychologie qui concerne l'étude des processus et des structures de la cognition.
On peut dire que la psychologie cognitive est l'étude de l'ensemble des fonctions cognitives. Toutefois, au lieu de fonctions, certains auteurs disent aujourd'hui facultés cognitives ou psychologiques. Quoi qu'il en soit, il s'agit de la perception, de l'attention, de la mémoire, du langage, et des activités intellectuelles. Aussi, ces fonctions constituent l'objet de la psychologie cognitive.
Cette caractérisation de la psychologie cognitive conduit à tracer une ligne de démarcation plus ou moins nette à l'intérieur de la psychologie générale. On est alors amené à distinguer les fonctions cognitives d'autres fonctions, ou d'autres domaines ou aspects du fonctionnement psychologique, tels que les phénomènes qui relèvent de l'affectivité, des motivations, des émotions, etc..., ainsi que la façon dont celles-ci contribuent aux structures de la personnalité. Aussi, les désordres du psychisme qui relèvent de l'affectivité peuvent s'y rattacher. De même, les dysfonctionnements qui relèvent de la neurologie, et qui constituent l'objet de la neuropsychologie, sont aujourd'hui sans hésitation rattachés à la psychologie cognitive.
Par ailleurs, personne ne doute que, dans la réalité psychologique concrète, les activités cognitives soient toujours gouvernées par des motivations, et presque toujours accompagnées d'affectivité.


La démarche de la psychologie cognitive

La démarche de la psychologie cognitive est strictement celle de la psychologie scientifique. En effet, c'est dans la psychologie cognitive que se trouve le mieux mise en oeuvre la démarche scientifique avec ses deux volets principaux:

  • L'élaboration de modèles ou de théories: ces modèles qui accordent une grande place à la formulation et à la mise en relation d'hypothèses, à la construction de concepts, à la déduction et, quand cela est possible, à la formalisation. Aussi, c'est dans cette importance reconnue à la modélisation ou à la formulation d'hypothèses théoriques que réside la différence entre le cognitivisme et le béhaviorisme.

  • La validation ou l'invalidation de tels modèles: elle se fait par la confrontation des conséquences qui en découlent avec des faits recueillis lors d'observations bien systématisées. C'est sur ce second volet que l'expérimentation a une place de choix et que la notion de comportement conserve toute sa force.

Les théories et les modèles en psychologie cognitive

En psychologie cognitive, la théorie du traitement de l'information est le type de théorie (ou modèle) le plus souvent mis en œuvre. Plus précisément, il s'agit de la théorie du recueil, du traitement, du stockage, de la structuration et de l'utilisation de l'information, avec une place de choix accordée à la notion de communication.
Ainsi, faire de la psychologie cognitive équivaut à chercher une explication des phénomènes psychologiques, dans les concepts et les termes de la théorie du traitement de l'information. Celle-ci doit alors être toujours particularisée par un modèle. Par ailleurs, l'existence des phénomènes de conscience est pleinement admise et prise en compte par la psychologie cognitive. Toutefois, la psychologie cognitive ne correspond pas à un pur et simple retour à la psychologie de la conscience.


La psychologie cognitive et la neurobiologie

Il n'y a pas d'identité entre les modèles neurobiologiques et les modèles cognitifs. Néanmoins, ces deux familles sont parfaitement compatibles. En effet, elles se rejoignent sans difficulté au plus haut niveau d'abstraction: celui où l'on peut considérer que le système nerveux des êtres vivants, et plus spécialement leur cerveau, constitue un organe de traitement de l'information, mis au service de l'adaptation biologique des organismes. Aussi, la mise en correspondance fonctionnelle entre activité du cerveau et activité cognitive se trouve être parfaitement fondée. Les psychologues cognitifs admettent sans difficulté que toutes les fonctions cognitives sont des fonctions du cerveau humain. Autrement dit, ils admettent que tout événement cognitif est en même temps un événement neuronal, que toute structure cognitive doit être en même temps une structure neuronale.
Mais cela est loin de suffire. En effet, l'étude des bases neuronales de la cognition utilise ses méthodes spécifiques, des catégories particulières de données observables et sa propre méthodologie dans la quête de concomitances ou de corrélations entre données cérébrales et données comportementales. La psychologie cognitive s'en distingue, dans la mesure où elle s'élabore, en principe, sans observation ni hypothèse obligatoire concernant l'activité correspondante dans le cerveau. Si elle ne peut, naturellement, que tirer profit de toute conclusion qu'il est possible de tirer avec de telles observations ou hypothèses, elle n'en dépend pas. De fait, la façon dont pourront se rejoindre les deux cheminements n'est pas aujourd'hui parfaitement claire. Rien ne permet en tout cas de supposer que les modèles cognitifs se dissoudront dans les modèles neuronaux, ni que la neurobiologie éliminera la psychologie cognitive.


Les aptitudes cognitives

Il s'agit de l'ensemble des caractéristiques de la personnalité, différentes des domaines affectifs tels que les motivations et les émotions. Ces caractéristiques concernent la plus ou moins grande capacité intellectuelle des êtres humains à faire passer de l'inconnu au connu.
De façon générale, les aptitudes cognitives couvrent le domaine de l'intelligence, alors que les aptitudes verbales, spatiales, numériques ainsi que la mémoire couvrent des champs plus restreints.


Les sciences cognitives

Il s'agit de l'ensemble des sciences qui portent sur la cognition. Cet ensemble comprend notamment:

  • l'intelligence artificielle,
  • la linguistique,
  • la logique,
  • les neurosciences cognitives,
  • la philosophie de l'esprit,
  • la psychologie cognitive,
  • certains domaines de l'ethnologie et de la psychologie sociale,
  • etc...

Si l'on considère cet ensemble comme constituant un domaine intégré, on parlera de science cognitive.
Les différences individuelles dans une tâche cognitive globale (par exemple, un test d'intelligence) peuvent être mises en corrélation avec les différences observées chez les mêmes individus dans des tâches expérimentales très simples. Les individus se différencient aussi en ce qui concerne leur style cognitif . Un style cognitif se définit en général par la cohérence que l'on observe entre certaines formes du traitement de l'information et certaines caractéristiques affectives et sociales. Le plus connu des styles cognitifs est la dépendance-indépendance à l'égard du champ.


La thérapie cognitive

Il s'agit d'une thérapie brève axée sur la prise de conscience par le patient de la distorsion avec laquelle il appréhende et subit des événements malheureux de son existence. Elle a recours à une technique psychologique visant à supprimer ou à estomper ses affects anxieux et/ou dépressifs, en permettant au patient de remettre lui-même en question le bien-fondé des pensées qui les accompagnent et de les remplacer par des pensées plus positives.
Plus précisément, la thérapie cognitive part de l'hypothèse que certains de ces affects sont créés ou amplifiés par une attitude non réaliste de l'individu, ou par une distorsion perceptive des informations reçues. En outre, ces affects négatifs sont entretenus par un monologue intérieur inadéquat. Par exemple, le médecin américain Aaron Beck estime que le déprimé a une vision erronée et pessimiste de lui-même, du monde et de l'avenir. De fait, pour aborder ce qu'il considère comme un dysfonctionnement cognitif, le thérapeute doit, en quelque sorte, modifier ce que le patient se dit à lui-même et ainsi l'amener à se tenir des propos intérieurs plus réalistes, sans pour autant critiquer ce qui lui est dit.
Cependant, pour que cette démarche ait une réelle efficacité thérapeutique, il est courant de faire appel à des méthodes comportementales dans lesquelles cette restructuration cognitive s'effectue à partir de tâches proposées au patient (par exemple, noter certains actes et les affects qui les accompagnent). On parle alors de thérapie cognitivo-comportementale.


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