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La définition de Réseau


Un réseau correspond à une structure constituée de nœuds reliés par des arcs.


Le réseau en thérapie

Dans le domaine thérapeutique, le réseau désigne l'ensemble de personnes formant un groupe qui entoure un malade, constitué par sa famille, ses amis, et sur lequel le thérapeute essaie de s'appuyer pour son intervention.
Selon des théoriciens comme John Barnes, l'intervention du groupe des thérapeutes, comprenant un responsable, un expert en techniques de groupe et plusieurs consultants, se fait dans une séance regroupant un réseau. Les membres du réseau connaissent l'état mental du patient (par exemple, ils savent qu'il s'agit d'un schizophrène).
C'est la pratique de réseau, où le groupe soignant, après avoir organisé la rencontre, essaie d'obtenir une polarisation du groupe en faisant parler ses membres au moyen d'une discussion animée. Celle-ci conduit normalement à une mobilisation des personnes les plus actives, ce qui aboutit en principe à aider le patient à obtenir le soutien du réseau.


Le réseau de neurones formels

Il s'agit de l'ensemble de modèles formels d'automates et de systèmes formalisés développés sur la base d'analogies avec le système nerveux central. Ils sont destinés, soit à réaliser des machines à reconnaître dotées de capacités d'apprentissage, soit à modéliser le fonctionnement des réseaux biologiques, voire des processus psychologiques.
Le terme neurone ne doit pas laisser croire qu'il s'agit ici d'une réalité physiologique. La famille des modèles développés en intelligence artificielle et qui sont utilisés par les psychologues comporte deux grandes branches:

  • La première branche: elle utilise l'analogie informatique avec une insistance sur les opérations fondées sur des manipulations de symboles et définit un système psychologique comme un système de traitement de l'information.

  • La seconde branche: il s'agit de la branche connexionniste. Les symboles émergent de l'activité globale distribuée dans un réseau d'éléments identiques, appelés neurones, fortement interconnectés et fonctionnant en parallèle. Ces derniers font référence à Donald Hebb et conduisent à une réhabilitation de conceptions associationnistes.

Les modèles connexionnistes partent d'analogies approximatives avec les réseaux de neurones du cerveau. Un neurone peut être connecté avec 5000 autres neurones. Dans un modèle connexionniste, les éléments, en nombre nécessairement plus restreint, sont, soit tous interconnectés, soit interconnectés au hasard. Chacun répond par tout ou rien en fonction de poids synaptiques qui traduisent en quelque sorte la fonction de mémoire du système. Au cours d'essais successifs, les poids relatifs se modifient selon une évolution stochastique. Le réseau comporte généralement plusieurs couches. Les poids synaptiques se modifient, soit par renforcement, soit par rétropropagation.


Le réseau neuronal (ou neuronique)

Le réseau neuronal désigne un ensemble de neurones interconnectés. Il s'agit le plus souvent d'interconnexions complexes qui sont en même temps convergentes, divergentes, bidirectionnelles et rétrogrades. D'un point de vue fonctionnel, les actions et rétroactions exercées par chaque élément peuvent être de nature excitatrice ou inhibitrice.


Le réseau sémantique

Il s'agit d'un type de modèle dans lequel on représente les significations de mots (ou les concepts) et leurs relations sous forme d'un ensemble de nœuds reliés par des arcs.
Les réseaux sémantiques sont une forme de représentation destinée à l'utilisation en informatique et, plus particulièrement, en intelligence artificielle. Il faut prendre garde que le mot représentation, dans la phrase qui précède, signifie représentation en machine ou représentation graphique matérialisant sur papier une représentation en machine. Ces deux sens qui diffèrent de représentation cognitive ou mentale.
Pour la psychologie cognitive, le même type de modélisation renvoie explicitement à des représentations mentales, inobservables, telles qu'elles existent, par hypothèse, dans la mémoire à long terme des individus. La modélisation sous forme de réseau sémantique utilise la structure classique de réseau. Il existe plusieurs familles de tels modèles, qui diffèrent par ce que l'on met respectivement sur les nœuds et sur les arcs. La modélisation sous forme d'un réseau sémantique implique donc des hypothèses sur la structure de la mémoire sémantique humaine.
Dans la famille de modèles les plus répandus, les nœuds représentent des significations de mots ou des concepts en mémoire. Ces concepts sont considérés d'abord en extension, c'est-à-dire comme correspondant à des ensembles d'objets ou d'individus au sens large (par exemple, l'ensemble des animaux, l'ensemble des outils, l'ensemble des départements d'un pays, etc...). Chaque nœud du réseau porte un tel ensemble. Les arcs représentent les relations entre ces significations ou concepts. La relation la plus utilisée est la relation subordonné à, qui est un équivalent de « est une sous-catégorie de », parfois abrégée en « est-un ». La relation symétrique est superordonné à, équivalente de « est une surcatégorie de ». On trouve la première, par exemple, dans « un chien est-un mammifère » puis « un mammifère est-un animal », « un animal est-un être vivant » ou encore « un marteau est un outil ». Dans un réseau comme celui-là, chien est un subordonné de mammifère, celui-ci un subordonné de animal, etc... Symétriquement, mammifère est un superordonné de chien. Dans ces mêmes réseaux, on trouve une autre sorte de relation, qui lie les nœuds de la première catégorie à des nœuds d'une autre catégorie. Ceux-ci représentent alors classiquement des propriétés, et la relation la plus simple qui lie un nœud de la première catégorie à un nœud de la seconde est « a-comme-propriété » (avec son symétrique « est-une-propriété-de »). Par exemple, chien apparaîtra dans le réseau comme un nœud relié à des propriétés telles que « carnivore » ou « possède des crocs », « a quatre pattes », « est susceptible d'aboyer », etc..., par un arc qui représentera la relation « a-comme-propriété ».
Dans les modèles plus sophistiqués, on utilise, à la place de la notion de propriété, celles d'attribut et de valeurs d'attribut. Pour chien, un premier exemple d'attribut peut être « avoir des caractéristiques alimentaires », et la valeur unique de cet attribut sera alors « carnivore ». Un deuxième exemple est celui de l'attribut « avoir une couleur », qui pourra prendre, lui, un petit ensemble de valeurs séparées par des ou: « noir ou gris ou blanc ou roux ou..., etc... ». Cette valeur devra être particularisée pour un chien bien déterminé.
Quoi qu'il en soit des modes de représentation choisis, un avantage considérable de ce type de réseau est qu'on y bénéficie d'une propriété très intéressante, appelée héritage. Selon cette dernière, si un nœud est subordonné à un autre, alors le concept correspondant n'a pas seulement ses propres propriétés, mais aussi celles des nœuds situés au-dessus de lui. Tout concept subordonné hérite des propriétés ou attributs des concepts qui lui sont superordonnés. Ainsi, chien hérite des propriétés « vivipare » et « dont la femelle nourrit ses petits », qui lui viennent du concept superordonné « mammifère ».
Bien que le type de réseau précédemment décrit soit dominant, on peut aussi en trouver d'autres, qui sont assez souvent différents. Par exemple, on peut citer les réseaux dans lesquels les arcs portent une relation telle que « est-sémantiquement-apparenté-à » (ou « similaire-de »). Ainsi, on indiquera dans un tel réseau que chien « est-sémantiquement-apparenté-à » « chat », ou que hôpital « est-sémantiquement-apparenté-à » « médecin », etc... On mentionnera encore les réseaux étiquetés, pour lesquels les arcs peuvent représenter une multiplicité de relations possibles. Pour cette raison, chaque arc porte sa propre désignation (ou étiquette). Un exemple de cela pourrait être un réseau destiné à représenter des animaux, leurs consommations et la chaîne alimentaire dans laquelle ils se trouvent. On y accorderait donc une importance particulière à la relation « x mange y » en plaçant cette relation sur un arc. Dans un tel réseau, on relierait chèvre à herbe ou à branches par la relation mange, mais il faudrait aussi joindre loup à chèvre par la même relation.
Enfin, des réseaux sémantiques ont parfois été utilisés également pour représenter la signification de phrases, de propositions, ou de fractions de textes. La modélisation se heurte à la complexité des relations psychologiques entre concepts ou entre significations de mots.


Les réseaux d'aide spécialisés aux élèves en difficulté (RASED)

Il s'agit de structures placées sous la tutelle de l'Éducation nationale. Elles ont pour mission d'offrir de l'aide aux enfants en difficulté scolaire. Ces réseaux associent différents professionnels, dont les psychologues scolaires. Les examens pratiqués en accord avec les familles et les maîtres visent à fournir des éléments d'informations sur les difficultés des enfants, à proposer des formes d'aide adaptées et à favoriser la mise en œuvre de cette aide.


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