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La définition de Relations intimes


Les relations intimes désignent des relations interpersonnelles caractérisées par l'intensité du sentiment, par une connaissance profonde de l'autre et par un degré élevé d'interdépendance.


Les caractéristiques des relations intimes

Une grande partie des travaux dans le domaine des relations interpersonnelles a été consacrée aux relations intimes. L'intimité y est définie comme un processus où deux personnes essaient de se rapprocher l'une et l'autre, en viennent à se connaître l'une et l'autre dans ce qu'elles sont au plus profond d'elles-mêmes, établissant ainsi une interdépendance où chacune a besoin de l'autre pour satisfaire ses besoins et ses aspirations personnels.
Ce qui caractérise les relations intimes et différencie ce type de relation des autres relations interpersonnelles sont:

  • L'intensité du sentiment.
  • La quantité et la qualité d'informations données au sujet de soi.
  • Un niveau d'engagement élevé vis-à-vis de l'autre et de la relation.
  • Une certitude que la relation durera longtemps.
  • Un degré élevé et complexe d'interdépendance entre les deux personnes.

Quoique les différentes théories de l'harmonie cognitive aient contribué à expliquer certains aspects des relations avec les autres, il demeure que ce sont les théories du renforcement qui ont dominé l'étude de ces relations. S'appuyant sur les postulats de base des théories du renforcement, les théoriciens des relations interpersonnelles soutiennent que l'être humain, dans ses relations avec les autres, est attiré vers une personne qui lui apporte des choses positives et que, plus les renforcements sont positifs et nombreux, plus il est attiré vers celle-ci.


Les renforcements positifs et l'attraction personnelle

Dans la recherche portant sur l'identification de ces renforcements, les résultats de nombreuses études permettent de conclure que l'on a une forte chance d'être attiré vers quelqu'un si cette personne possède les caractéristiques suivantes:

  • Elle partage avec vous les mêmes opinions, les mêmes valeurs et les mêmes traits de personnalité.
  • Elle peut satisfaire certains de vos besoins.
  • Elle est attirante physiquement.
  • Elle semble aussi être attirée par vous.
  • Elle est près de vous géographiquement.

La théorie de l'échange social

Plusieurs des théories du renforcement supposent que, pour expliquer ces relations, il est nécessaire de comprendre les échanges de récompenses et de punitions qui font partie de toute interaction sociale. Le principal exemple est la théorie de l'échange social que George Homans a proposé en 1974, et qui présente un modèle général du comportement humain à partir des concepts de la psychologie béhavioriste de Burrhus Skinner et des principes de base des théories économiques.
Homans voit les interactions sociales comme semblables aux transactions économiques. Il introduit, entre autres, le concept de satiété pour tenir compte du fait que, plus une personne a accès à une certaine ressource, moins cette ressource a de la valeur pour elle et le concept de rareté qui fait qu'une personne qui dispose d'une ressource rare peut exiger beaucoup en retour de cette ressource. Selon Homans, dans ses relations avec les autres, l'être humain s'attend à une certaine justice distributive, où les récompenses sont proportionnelles aux coûts engagés et où les profits sont proportionnels aux investissements effectués.


La théorie de l'équité

L'intégration des concepts de justice, de privation relative et des principes de la dissonance cognitive de Leon Festinger a donné naissance aux théories de l'équité dans les échanges sociaux. Selon ces théories, un sentiment d'iniquité se produit quand une différence est perçue entre, d'une part, le rapport entre ce qui est donné à un individu et reçu par lui et, d'autre part, le rapport entre ce qui est donné à un autre individu et reçu par lui. Ce n'est donc pas ce qui est reçu qui doit être égal, mais plutôt ce qui a été mis dans la balance pour arriver au résultat.


La théorie du soutien social

Selon les théoriciens du soutien social, il existe une corrélation positive entre l'existence de rapports avec les autres et la santé physique et mentale. Le soutien social renvoie à un échange interpersonnel où une personne en aide une autre. L'aide offerte peut être de différents types:

  • Le soutien émotionnel: il s'exprime par des expressions d'amitié, d'amour, de respect, de préoccupation pour l'autre.
  • Le soutien évaluatif: il offre à l'autre personne des informations qui lui permettront d'évaluer ses expériences. L'information négative aide l'autre à s'adapter et à fonctionner dans son environnement tandis que l'information positive permet à la personne de s'affirmer et de se sentir acceptée.
  • Le support tangible: il s'agit d'une aide où le secours est offert sous forme d'argent, de biens, de services ou de temps.

Si le soutien social peut provenir de différents types de relations (conjugales, amoureuses, amicales, familiales, mais aussi de contacts sociaux), les relations plus intimes ont plus de chance de pouvoir offrir en concomitance les trois types de support et, comme telles, être très importantes dans leur rôle de prévention et de récupération vis-à-vis des maladies mentales et physiques. Il semble toutefois que ce ne soit pas le soutien réellement offert par les autres qui soit important mais plutôt la perception d'un soutien social disponible pour qu'il y ait un effet bénéfique. Cette perception de soutien social semble de plus influencée par les modèles d'interaction appris lors de l'enfance, tels que les propose John Bowlby. Ce sont les gens qui ont appris qu'ils peuvent attendre du soutien des autres qui perçoivent ce soutien et retirent de cette perception des effets positifs.


La théorie de l'attachement

Selon Bowlby, l'attachement à la mère ou à toute autre figure réconfortante remplit une fonction importante. En effet, le contact étroit entre la mère et l'enfant empêche toute séparation qui pourrait être dangereuse pour la survie de ce dernier. Aussi, la présence sécurisante de la mère permettrait graduellement à l'enfant d'explorer son environnement et d'établir des contacts d'affiliation avec les autres membres de la famille et de la communauté.
À partir de la théorie de Bowlby, Mary Ainsworth et ses collaborateurs ont proposé trois styles d'attachement qui correspondraient à trois types de relation mère-enfant:

  • L'enfant tranquille: il a une mère attentive, disponible, capable de répondre aux besoins de son enfant.

  • L'enfant évitant: il a une mère qui semble le rejeter, qui repousse les tentatives de l'enfant pour être près d'elle et particulièrement ses désirs de contacts physiques. Cet enfant en vient à éviter sa mère même dans des situations où elle pourrait lui être utile.

  • L'enfant anxieux-ambivalent: il a une mère qui est lente à répondre aux besoins de son enfant ou imprévisible dans sa réponse. La mère imprévisible peut quelquefois être inattentive ou inaccessible et, d'autres fois, interférer et s'introduire dans le champ de l'enfant afin de forcer son attention et l'empêcher de continuer une activité qui l'intéresse. L'enfant pleure plus que les autres, exprime sa colère dans certains comportements et souffre généralement d'anxiété. Cet enfant, préoccupé par la disponibilité de sa mère, ne peut se permettre d'aller explorer l'environnement.

Bowlby fait l'hypothèse que les modèles d'interaction appris lors de la relation mère-enfant influent sur les comportements ultérieurs et deviennent une composante centrale de la personnalité de l'adulte. Aussi, les thèses de Bowlby ont fait l'objet de travaux importants.


L'amour

Une grande partie des travaux ont porté jusqu'à maintenant sur une tentative de définition et d'explication du phénomène:

  • L'identification de ses composantes essentielles.
  • La distinction entre l'amour et l'amitié.
  • La classification des différentes façons d'aimer.

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