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La définition de Antiparkinsonien


Un antiparkinsonien est un produit qui traite la maladie de Parkinson.


Les antiparkinsoniens et les neuroleptiques

La maladie de Parkinson est la maladie dégénérative du système nerveux central. Elle se caractérise par une disparition des neurones dopaminergiques. L'instauration du traitement dopaminergique est généralement précédée d'une première phase de traitement par des substances anticholinergiques ou par l'amantadine, agoniste dopaminergique.
Les psychiatres ont recours aux antiparkinsoniens pour corriger les effets secondaires des neuroleptiques. En effet, les neuroleptiques peuvent être responsables de trois types de symptômes moteurs:

  • Les hyperkinétiques précoces ou tardifs (akathisie, tasikinésie).
  • Les akinéto-hypertoniques de type parkinsonien.
  • Les akinétiques.

Les antiparkinsoniens sont utilisés dans ces trois types d'effets secondaires, même si les effets hyperkinétiques tardifs et surtout l'akinésie peuvent nécessiter d'autres composés.


La classification des antiparkinsoniens

Il existe trois familles principales d'antiparkinsoniens:

  • Les dérivés du benzhydrol: leur utilisation est très fréquente. Ces composés (trihexiphénidyle, bipéridène) ont généralement une action psychostimulante en plus de leur effet au niveau extrapyramidal. Certains sont plus sédatifs, comme l'étybenzatropine, utilisée par voie parentérale lors d'épisodes dystoniques aigus, et la benzatropine.

  • Les dérivés des dibenzothiazépines: la tropatépine entraîne une sédation. Elle possède, comme les dérivés du benzhydrol, des propriétés anticholinergiques.

  • Les dérivés de la phénothiazine: ces composés de structure proche des neuroleptiques phénothiaziniques (diéthazine, profénamine) sont peu stimulants.

Les autres composés

Bien que d'autres substances aient été proposées comme antiparkinsoniens, ils restent rarement utilisés en psychiatrie:

  • L'amantadine: c'est un agoniste dopaminergique qui a aussi été utilisé comme médicament antiviral.

  • La bromocriptine: elle stimule le PIF (Prolactine Inhibiting Factor), réduisant ainsi la sécrétion de prolactine responsable des aménorrhées-galactorrhées, observées également sous neuroleptiques.

Ces deux composés sont couramment utilisés dans le traitement de la maladie de Parkinson.
Par ailleurs, de nombreux composés stimulants, en dehors des antiparkinsoniens proprement dits, ont été utilisés pour lutter contre l'akinésie, qui reste le plus fréquent des effets secondaires provoqués par les neuroleptiques. Les amphétaminiques ne sont plus tellement préconisés en raison des risques de résurgence délirante. On a souvent recours aux antidépresseurs psychotoniques imipraminiques à faible dose.


La question des traitements neuroleptiques

Les antiparkinsoniens sont parfois prescrits systématiquement à titre préventif, en cas de traitement neuroleptique. Or, cette attitude est controversée car les effets extrapyramidaux ne se manifestent en moyenne que dans 20% des cas sur un plan clinique, alors que les antiparkinsoniens peuvent être à l'origine d'une pathologie iatrogène, particulièrement chez la personne âgée.


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