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La définition de Wernicke


Carl Wernicke, neuropsychiatre (1848-1905).Carl Wernicke est un neuropsychiatre allemand. Il est né à Tarnowitz, en Silésie, en 1848. Il est mort à Thüringer Wald, en 1905. Il a donné son nom à un type d'aphasie.


Les travaux de Wernicke

A la fin de ses études de médecine et de neuropsychiatrie, il soutient sa remarquable thèse Das aphasische Symptomen-Complex (le Complexe symptomatique de l'aphasie), où il décrit la forme aphasique sensorielle (due à une atteinte de la réception du langage) qui va porter son nom. Il devient ensuite professeur de neuropsychiatrie à Breslau.
Plus tard, Wernicke décrit une polio-encéphalopathie carentielle, souvent d'origine alcoolique, qui porte également son nom, associé à celui d'un ophtalmologiste lyonnais, Alphonse Gayet. Il s'agit de L'encéphalopathie de Gayet-Wernicke. De même, il individualise, chez les alcooliques, une hallucinose des buveurs. Celle-ci se caractérise par des hallucinations auditives chez un individu non confus.
Par ailleurs, convaincu de l'organogenèse intégrale des maladies mentales, Wernicke défend un organicisme sans faille dans son Traité de psychiatrie, paru en 1894.


L'aire de Wernicke

Il s'agit d'une aire corticale située sur la face externe de l'hémisphère cérébral dominant, à la partie postérieure de la première circonvolution temporale. La destruction de cette zone cérébrale entraîne une aphasie sensorielle ou de compréhension dénommée aphasie de Wernicke, du nom du neuropsychiatre allemand, Carl Wernicke. Le discours des patients atteints de ce type d'aphasie est phonétiquement, voire grammaticalement correct, mais il est sémantiquement incohérent.


La maladie de Wernicke (ou de Gayet-Wernicke)

Il s'agit d'une affection carentielle pouvant survenir chez un alcoolique lourdement intoxiqué. Elle se caractérise, au point de vue anatomopathologique, par des lésions de la substance grise autour des IIIe et IVe ventricules et des tubercules mamillaires. Cliniquement, le début est marqué par des troubles de la conscience (obnubilation, ralentissement idéique, désorientation, somnolence), suivis de troubles de l'équilibre avec paralysies oculomotrices.
Si un traitement d'apport vitaminique et protidique n'est pas administré, l'évolution vers la cachexie et la mort est rapide. Une psychose de Korsakov peut aussi succéder à cette encéphalopathie et devenir chronique.


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