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La définition de Sensibilité



La sensibilité en psychophysique

En psychophysique, la sensibilité correspond à une plus ou moins grande excitabilité d'un système sensoriel. La sensibilité s'exprime par l'inverse du seuil de détection d'un stimulus défini. C'est donc la capacité de répondre à une faible intensité de la stimulation. En vision, la sensibilité est mesurée soit en termes de l'éclairement rétinien du stimulus permettant juste sa détection, soit en termes relatifs de contraste.
On parle aussi de sensibilité différentielle pour désigner la plus ou moins grande capacité à discriminer deux stimulus. Elle peut s'exprimer par l'inverse du rapport de Weber, ou de tout autre mesure de discrimination.


La sensibilité en psychophysiologie

En psychophysiologie, la sensibilité désigne l'ensemble des fonctions de détection et de discrimination des caractéristiques physiques ou chimiques des stimulus. Pour s'adapter à leur environnement et à ses caractéristiques, les organismes doivent être informés sur sa nature et ses propriétés. Cette possibilité leur est donnée par divers mécanismes. À l'interface avec l'environnement, la détection de certaines de ses caractéristiques physiques ou chimiques est fondée sur l'irritabilité générale des tissus vivants.
Toutefois, dès les protozoaires, des organites subcellulaires se spécialisent et répondent à des excitants spécifiques (des taches pigmentées sensibles à la lumière, des cils tactiles, etc...). Chez les métazoaires, dont beaucoup de cellules gardent une sensibilité indifférenciée, cette spécialisation sera le fait de cellules nerveuses et sensorielles, instituant une ségrégation modalitaire des sensations. Ainsi, un même agent excitateur donne une expérience sensorielle distincte selon la catégorie du récepteur auquel il est appliqué. Le récepteur peut être soit la terminaison dendritique plus ou moins différenciée d'un neurone (cellule sensorielle primaire), soit une cellule structuralement spécialisée (cellule sensorielle secondaire) avec laquelle s'articule un neurone assurant l'émission et la transmission de l'influx nerveux.
Outre ce codage qualitatif fondé sur une structure et une connectivité spécifiques, les récepteurs sont aptes à coder les paramètres quantitatifs d'intensité du stimulus par la gradation de leur potentiel générateur et par la fréquence des influx nerveux qu'ils déclenchent. Ces deux codes, spatial et temporel, sont utilisés dans la discrimination des stimulus ainsi détectés. La discrimination porte sur leur nature modalitaire, leur intensité, leur position, leur étendue et leur durée. Elle met en jeu des voies de conduction et des centres de projection spécifiques. Cependant, entre ces voies et ces centres prennent place des interactions susceptibles d'altérer profondément l'émission originelle des récepteurs. Tel est le cas des phénomènes d'inhibition latérale entre messages provenant de champs récepteurs adjacents, qui, par accentuation des contrastes, contribue à une meilleure définition de la position et des contours d'un stimulus. De même, la convergence sur un neurone de relais d'influx issus de récepteurs différents peut accentuer des messages de faible intensité. Par convergence aussi, les caractéristiques élémentaires d'un même stimulus, filtrées chacune par un récepteur différent, peuvent être intégrées en une représentation plus élaborée. Ainsi, un neurone du cortex visuel ou somesthésique recevant une variété d'informations élémentaires de contour pourra présenter des réponses à des aspects complexes d'un stimulus tels que son angulation, sa forme ou le sens de son déplacement.
Pour beaucoup d'organismes, cette synthèse afférente reste rudimentaire ou limitée. Néanmoins, elle suffit à la fonction première des systèmes sensoriels, à savoir déclencher et guider des réponses motrices appropriées. Chez les espèces évoluées, elle s'accroît parallèlement à l'extension des structures associatives du système nerveux central. L'intégration ne porte plus seulement sur la mosaïque de signes d'un stimulus. Elle s'étend aux informations concernant les activités qu'il déclenche ou aux traces laissées par des expériences antérieures. Elle aboutit à la représentation non plus de stimulus mais d'objets, dans des cadres de référence stables. Elle s'organise en connaissances utilisables pour le contrôle et la planification des comportements et permet ainsi des formes supérieures d'adaptation.


La sensibilité d'un test

La sensibilité d'un test désigne la qualité d'un test qui possède un pouvoir discriminant plus ou moins grand.


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