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La définition de Sujet



Le sujet en psychologie

En psychologie, un sujet désigne désigne un individu, une personne en tant qu'il est à la fois observateur des autres personnes et observé par elles. La psychologie introspective, parfois appelée aussi subjective, repose sur l'idée qu'une même personne peut être simultanément observée dans ses états mentaux ou ses contenus de pensée et un observateur conscient de ces phénomènes. En psychologie pathologique et clinique, où les affects jouent un rôle particulièrement important, on considère notamment que ces états ressentis par le sujet constituent son vécu, qu'aucune autre personne ne peut partager. En psychologie expérimentale humaine, les personnes qui passent l'expérience sont appelées sujets, en dépit du fait que c'est seulement leur comportement qui est observé et que cette psychologie est appelée également objective.


Le sujet en psychanalyse

Distinct de l'individu tel que nous le percevons ordinairement, le sujet est ce qui est supposé par la psychanalyse dès lors qu'il y a désir inconscient, un désir pris dans le désir de l'Autre, mais dont il a néanmoins à répondre.
Le sujet, en psychanalyse, est le sujet du désir que Sigmund Freud a découvert dans l'inconscient. Ce sujet du désir est un effet de l'immersion du petit d'homme dans le langage. Il faut donc le distinguer tant de l'individu biologique que du sujet de la compréhension. Ce n'est pas non plus le moi freudien (opposé au ça et au surmoi). Ce n'est pas pour autant le je de la grammaire. Effet du langage, il n'en est pas un élément, c'est-à-dire qu'il ex-siste (se tient hors) au prix d'une perte: la castration.


Le sujet n'est pas le moi

Le moi est une fonction qui se déploie dans la dimension de l'imaginaire. C'est la sensation d'un corps unifié produite par l'assomption par le sujet de son image dans le miroir à l'époque où il n'a pas encore conquis son autonomie motrice, d'où son pouvoir de fascination. Il en résulte que le moi se trouve placé sur un axe imaginaire en opposition à sa propre image ou à celle d'un semblable. Cette relation du moi à son objet imaginaire fait obstacle à la reconnaissance par le sujet de son désir.
Le désir, quant à lui, se manifeste dans les formations de l'inconscient (les rêves, les symptômes, les ratés, etc...). Ainsi le sujet, pour la psychanalyse, ne sait pas ce qu'il dit, ni même qu'il le dit. Freud interprète ces phénomènes en rupture avec le cours normal de la réalité comme des messages chiffrés à décrypter. Cela suppose qu'ils aient une structure homogène au langage humain. Ils témoignent de l'existence d'un autre lieu d'où s'exprime le sujet d'un désir en attente, en souffrance. Tout se passe comme si le lieu des signifiants, là d'où nous viennent les mots que nous articulons (le grand Autre de Jacques Lacan), était habité par un sujet au désir énigmatique.


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