Accueil > Dictionnaire > Les termes psychologiques commençant par R > La définition de réadaptation


La définition de Réadaptation


Une réadaptation désigne un ensemble d'actions, de techniques médicales, sociales et éducatives susceptibles de permettre à un malade de retrouver, après rémission ou stabilisation de ses troubles, une nouvelle intégration la plus heureuse possible dans son milieu familial et socioprofessionnel.


L'objectif de la réadaptation

Pour William Anthony, la mission de la réadaptation est d'« améliorer le fonctionnement de la personne de façon qu'elle puisse avoir du succès et de la satisfaction dans un milieu de son choix avec le moins d'intervention professionnelle possible ». Il faut donc augmenter les capacités de fonctionnement de celle-ci pour qu'elle ait la plus grande autonomie possible, dans le milieu de vie qui semble le mieux lui convenir:

  • En rééduquant ses aptitudes à la vie sociale et à l'expression correcte de ses besoins, sentiments et états émotionnels.
  • En lui facilitant un apprentissage ou un réapprentissage d'une activité professionnelle quand cela est possible.
  • En l'encourageant à une participation active et spontanée à chacune des étapes de cette réadaptation.

En effet, cette participation active du patient reste la pierre angulaire de toute démarche de réadaptation. Aussi, plusieurs techniques de réadaptation ont pour but de le faire participer, de l'aider à se fixer des buts, à évaluer ses capacités et ses ressources et à surmonter ses faiblesses.


La participation indispensable du patient

Ce principe est d'ailleurs de plus en plus appliqué dans le traitement des maladies physiques. En effet, le médecin moderne, plutôt que d'exiger une soumission passive de la part de ses malades, a compris qu'il valait mieux compter sur leur participation active. Le patient qui n'accepte pas un traitement ne le suivra pas. La personne souffrant d'incapacité mentale et qui est forcée de vivre, d'apprendre ou de travailler dans un milieu qu'elle n'a pas choisi trouvera un moyen de s'en échapper.
Aujourd'hui, on ne donne plus au diagnostic psychiatrique autant d'importance qu'autrefois dans la pratique de la réadaptation. La maladie, l'incapacité mentale de l'individu n'est qu'un élément d'un ensemble beaucoup plus complexe auquel participent les relations familiales et professionnelles, les différents facteurs socio-économiques. Ces éléments ne dépendent pas uniquement des soignants psychiatriques. D'autres professionnels doivent œuvrer à cette réadaptation et la collectivité elle-même joue un rôle considérable par ses attitudes de compréhension et d'aide ou, au contraire, de protection ou de rejet.


Les différents dispositifs de réadaptation

On distingue un dispositif de réadaptation sociomédico-psychologique avec des lieux de séjour et de soins (hôpital de nuit, foyer de postcure, appartement thérapeutique, centre médico-psychologique, placement familial), des lieux de loisir (clubs, lieux de rencontre, etc...) et un dispositif socioprofessionnel axé sur l'apprentissage ou le travail protégé (ateliers de réadaptation, centres de formation ou d'aide par le travail), où le personnel n'est pas soignant. La réinsertion socioprofessionnelle du malade en serait ainsi facilitée.
Cependant, on peut se demander si, pour beaucoup de malades mentaux, cette réinsertion est vraiment autre chose qu'un simple transfert d'un pavillon hospitalier dans un placement familial ou une pension de famille. En effet, beaucoup de ces institutions ne font que reproduire « la vie asilaire avec un prix de journée moindre. Souvent, elles recherchent surtout la soumission du malade et son conformisme aux normes institutionnelles. C'est pourquoi il faut insister sur la participation active du patient et tout faire pour lui faciliter sa libre spontanéité.


Autres termes psychologiques :