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La définition de Panique



Les attaques de panique

Il s'agit de crises aiguës d'angoisse. La dénomination d'attaques de panique apparaît dans les années 1960 dans la psychiatrie anglaise et américaine. Puis, en 1962, le psychiatre américain Donald Klein individualise les attaques aiguës d'angoisse comme une pathologie qualitativement différente de l'anxiété chronique en montrant que l'imipramine les prévient (alors que ce produit de la classe des antidépresseurs n'améliore pas l'anxiété chronique, voire l'aggrave). L'entité freudienne de névrose d'angoisse, reprise par la psychiatrie classique, éclate donc en deux concepts nosologiques. Cette distinction sera entérinée en 1980 dans le manuel diagnostique et statistique des maladies mentales (DSM III), qui propose une classification athéorique, descriptive des troubles mentaux. C'est la traduction de ce manuel, en 1983, qui introduit ce concept dans la psychiatrie française.


La sémiologie de l'attaque de panique

La sémiologie de l'attaque de panique recoupe celle de la classique crise aiguë d'angoisse:

  • Début brutal sans facteur déclenchant.
  • Durée brève.
  • Signes psychiques associant malaise intense, sensation de danger, de mort imminente, parfois impressions de dépersonnalisation et déréalisation.
  • Signes physiques (palpitations, gêne respiratoire, sueurs, vertiges) qui peuvent être au premier plan, simulant une pathologie somatique.

La répétition des crises à une certaine fréquence définit le trouble panique, qui lui-même peut évoluer vers une agoraphobie, l'individu craignant de voir survenir une attaque de panique dans un lieu où il ne pourrait pas être secouru.


Les causes de l'attaque de panique

La redéfinition clinique de ces concepts d'angoisse correspond également à une conception étiopathogénique différente. La mise en évidence d'une probable prédisposition génétique, la possibilité de déclencher artificiellement des crises (par exemple, par injection de lactate de sodium ou simple hyperventilation) et l'efficacité élective des antidépresseurs sont, pour Klein et son école, des arguments en faveur d'une origine en partie biologique du trouble.


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