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Etude médico-psychologique sur une forme des maladies de la mémoire - Partie 4

(Revue Philosophique de la France et de l'Etranger

En , par


Enfin, 4°, il est intéressant de voir que tous les différents genres de souvenirs ne s'effacent pas aussi facilement les uns que les autres. Cette dernière particularité est tout à fait conforme aux conclusions auxquelles est arrivé M. Ribot dans son travail sur « les Maladies de la mémoire ». Nous devons d'abord constater que la destruction de la mémoire ne se fait pas de la même manière pour les différents genres de perceptions: dans presque tous les cas la mémoire des habitudes a persisté le plus longtemps, la mémoire des faits anciens s'est conservée longtemps, mais moins de temps que la mémoire des habitudes. Les impressions récentes s'effaçaient presque toutes de la mémoire, mais, parmi elles, comme nous l'avons dit, la mémoire des émotions et des sentiments était conservée (la mémoire des sens subsiste pour la plus grande partie), ce qui s'accorde avec l'opinion de M. Ribot. Également nous voyons de l'accord avec ses conclusions dans le fait que la faculté de localisation dans le temps a été troublée si longtemps. Le souvenir des images des objets extérieurs s'est conservé plus longtemps que le souvenir des procès intellectuels qui avaient lieu dans le cerveau du malade.

Cette gradation dans la force de résistance des différents groupes d'images a été expliquée, autant que c'est possible, par M. Ribot, et mes observations ne peuvent que confirmer ses conclusions.

Je vais m'occuper d'un autre côté des désordres de la mémoire et d'abord je veux m'arrêter sur la question de savoir quel genre de mémoire est le plus troublé dans tous nos cas. Comme on le sait, ce que nous appelons mémoire, c'est-à-dire la faculté de reproduire les impressions reçues, est due: 1° à la faculté des éléments nerveux de garder la trace des impressions reçues (mémoire de fixation) et 2° à la propriété de reproduire ces traces (mémoire d'évocation). On se demande alors laquelle de ces deux espèces est dérangée? MM. Richet, Rouillard, Ball et d'autres médecins affirment que le système nerveux de l’homme est organisé de manière à conserver même les impressions les plus minimes qu'elle reçoit. Rouillard s'exprime ainsi: « La mémoire conserve éternellement les impressions reçues. Si certains faits paraissent être sortis de la mémoire, il n'en est rien: tant que les cellules nerveuses n'ont pas été détruites, elles ont gardé la faculté de conserver le souvenir d'un fait; ce qui est perdu, momentanément du reste, c'est la faculté de reproduire. » Il s'ensuit que le plus souvent l'amnésie est due, non à la perte de la faculté de fixer les impressions, mais à la perte de la faculté de les reproduire. Mais ordinairement il nous est très difficile de juger si la trace des impressions s'est conservée; en effet, si la faculté de reproduire est troublée, nous ne pouvons plus savoir si les traces sont restées ou si elles se sont effacées. C'est pourquoi tous les cas où l'on peut prouver que dans les désordres de mémoire la faculté de fixation est vraiment restée, sont intéressants pour un psychologue. Sous ce rapport nos observations sont très édifiantes. Nous avons vu, dans un cas, que lorsque le malade paraissait tout oublier, cependant les impressions qu'il recevait et qui paraissaient s'effacer au même instant de sa mémoire, laissaient une trace dans son système nerveux, et, plus, tard, lorsque la faculté de reproduction commença à se rétablir, ces traces reparurent tout à coup.

Nous voyons donc que, dans la plupart des cas que nous avons observés, la faculté de fixation subsistait. On ne peut cependant en conclure qu'elle ne fût pas dérangée du tout. Il est probable qu'elle était modifiée quantitativement, c'est-à-dire qu'elle devenait plus faible, que les traces des impressions étaient moins vives qu'à l'état normal, mais les traces restaient et par conséquent la faculté de fixation subsistait.

Du reste, nous aurons l'occasion d'en parler avec plus de détails, parce que nous aurons besoin de revenir à ce sujet pour résoudre les questions qui nous intéressent le plus dans l'amnésie dont nous parlons, savoir: 1° pourquoi l'amnésie est-elle presque exclusivement bornée à l'oubli de ce qui s'est passé pendant la maladie (ou à ce qui lui est un peu antérieur) et 2° comment des impressions qui paraissaient oubliées peuvent-elles être reproduites dans la conscience?

Pour répondre à ces questions, il nous faut examiner les conditions de l'existence de la mémoire. Nous avons déjà dit que la mémoire était due 1° à la faculté de fixation et 2° à celle d'évocation ou reproduction. La faculté de fixation est due à une propriété particulière des éléments nerveux. Cette propriété est une vertu organique de la cellule nerveuse. M. Charles Richet, qui a mis en évidence cette particularité dans son article sur « Les origines et les modalités de la mémoire », explique que cette faculté de garder des traces, faculté qui appartient aux propriétés essentielles de la substance des éléments nerveux, se résume en ce que, grâce à une particularité de constitution, toute impulsion qui agit sur l'élément nerveux se prolonge, c'est-à-dire, quoique l'impulsion n'ait duré qu'une partie d'une seconde, l'excitation, la vibration de l'élément nerveux dure bien plus longtemps et les traces de cette vibration sont conservées pour toujours dans l'élément nerveux, et elles y restent à l'état latent, mais, parfois, sous de certaines conditions, elles peuvent se reproduire. L'intensité de la faculté de fixation des éléments nerveux dépend en grande partie de sa faculté de prolonger la vibration, parce que plus la vibration est de longue durée, plus intensive en est la trace. Les éléments qui sont les plus doués de cette puissance sont les éléments nerveux qui servent à l'activité psychique, de manière qu'on peut supposer, avec beaucoup de vraisemblance, ce que certains faits confirment, que toute impression, fût-ce la plus faible, laisse sa trace dans cette région du système nerveux de l'homme. Sans doute la netteté des traces ne sera pas la même, et cette netteté dépend d'un côté de l'état du système nerveux, de l'autre côté de la nature de l'impression. Que l'état du système nerveux influe sur le degré de la faculté de fixation: nous pouvons voir que dans différentes maladies, surtout dans l'action des poisons qui agissent sur l'intelligence (tels que le vin, l'opium, le chloroforme, etc.), la faculté de fixer diminue, bien qu'elle ne s'anéantisse pas complètement. D'un autre côté, la puissance de fixation d'une impression dépend aussi de la nature de l'impression elle-même, surtout de la réaction psychique qu'elle éveille en nous; plus cette réaction est puissante, plus la durée des vibrations de la cellule est longue et par conséquent plus la trace est profonde. C'est pour cela que nous pouvons en partie augmenter à notre gré la fixation de certaines impressions: en y dirigeant notre attention, nous prolongeons la durée de l'impression et par là nous rendons la trace plus durable.


Mais quelle est donc la nature, qu'est-ce qui fait l'essence de cette trace?

Sans doute, nous ne pouvons répondre à cette question qu'hypothétiquement. Peut-être est-ce un déplacement des molécules des éléments nerveux qui subsiste longtemps et qui leur procure une plus grande « disposition » à la fonction, autrement dit ces éléments nerveux entrent plus facilement en activité; peut-être est-ce la fonction même des éléments nerveux, la fonction, ou la vibration, qui persiste toujours dès que ces éléments ont été mis en activité, mais une vibration tellement faible qu'elle ne peut pas produire un état de conscience.

Autre chose est de savoir lesquels des éléments nerveux gardent ces traces: sont-ce les cellules ou les tubes nerveux ?

Nous savons que les masses centrales du système nerveux, c'est-à-dire l'encéphale et la moelle épinière, sont composées de cellules nerveuses qui en sont les centres, et de tubes nerveux qui en forment les conducteurs. Nous trouvons la même constitution dans la partie de l'encéphale qui a le plus de rapports avec l'activité psychique, c'est-à-dire avec la couche corticale de l'encéphale. Là aussi, nous voyons une infinité de cellules nerveuses et de tubes nerveux. Une partie de ces tubes nerveux est destinée à relier les cellules de la substance corticale au monde extérieur, c'est-à-dire à y porter aux cellules les impressions sensorielles et à en emporter les impulsions motrices; une autre partie de ces tubes est destinée à relier les cellules entre elles. Ceux-ci, c'est-à-dire ceux qui relient les cellules, forment ce qu'on appelle le système d'association. Il existe une hypothèse qui attribue à ce système la fonction de relier entre elles nos images, en d'autres termes, c'est à ce système que nous devons l'association des idées. En effet, sans elles, il serait difficile d'expliquer la combinaison des images et des idées, tandis qu'avec elles c'est relativement facile. Supposons qu'un homme ait perçu l'impression d'une cloche qui sonne. Le son, au moyen de l'organe de l'ouïe et des nerfs conducteurs, arrive aux cellules A de la substance corticale de la région temporale de l'encéphale. En même temps l'œil reçoit l'impression de la couleur et de la forme de cette cloche, mais ces impressions sont perçues par des cellules d'une autre partie du cerveau, B et C. L'excitation de ces cellules A et B ayant eu lieu en même temps, il s'établit entre elles un rapport qui fait que dorénavant elles seront aussi excitées simultanément, s'il se présente dans la nature une cause qui n'excite qu'une seule de ces cellules, c'est-à-dire que si l'on entend un son, on a aussitôt par association l'image de la forme et de la couleur de la cloche. Cette relation paraît s'établir parce que le courant nerveux passe plus facilement par les tubes d'association qui relient les cellules A, B et C, que par d'autres voies, ces tubes d'associations ayant déjà été excités simultanément. De cette manière, grâce à l'existence de ces tubes d'association, plusieurs groupes de centres nerveux peuvent conserver les traces ou les résidus d'excitations simultanées antérieures. Après cette digression, nous pouvons plus facilement aborder la question de savoir si les traces des impressions sont conservées dans les cellules seules, ou si elles le sont également dans les tubes nerveux qui forment les voies d'associations et, d'après tout ce que nous venons de dire, nous devons répondre qu'il est difficile d'admettre théoriquement que, dans les tubes nerveux, il ne se fasse pas de changements moléculaires analogues et puis, d'un autre côté, nous avons beaucoup de faits, qu'on ne pourrait presque pas expliquer, sans admettre que dans les tubes nerveux qui servent de conducteurs, grâce à des excitations réitérées, il se fasse des modifications qui les rendent plus aptes à la conductibilité. Les différentes associations d'images appartiennent au nombre de ces faits. En présence de tout cela, nous devons croire que la fixation des impressions a lieu dans les tubes aussi bien que dans les cellules. C'est d'autant plus probable que l'on ne peut admettre qu'une impression soit fixée dans une seule cellule; il est plus probable que toute impression reste fixée dans plusieurs cellules et pour que cette impression puisse être reproduite plus tard, il faut que toutes ces cellules qui ont conservé les éléments de la même impression puissent être excitées d'une manière tout harmonique (simultanément ou dans une certaine succession). Cela ne peut arriver que si, dans les conducteurs qui les relient, il s'est conservé aussi des traces de l'excitation qui s'est produite pendant l'impression. Nous voyons donc que le plus probable, c'est que la fixation des impressions se fait dans les cellules nerveuses et dans les tubes nerveux du système d'association.

Bien des faits nous font supposer que plus il y a de groupes associés pour former une impression, plus les traces en seront résistantes. C'est ce qui explique ce que dit M. Richet que la trace de l'impression est d'autant plus profonde que la réaction psychique qu'elle produit est puissante. C'est la raison aussi pour laquelle, si nous voulons nous souvenir de quelque chose, nous tâchons de rétablir la relation de ce souvenir à toute une suite d'autres impressions. Par conséquent, les traces les plus résistantes doivent être celles qui embrassent le plus grand nombre de groupes de cellules associées.

Quoi qu'il en soit, quelque profondes que soient les traces des impressions passées, restant à l'état latent, elles seraient nulles pour la vie psychique, si nous ne possédions la faculté d'évocation (de reproduction). Grâce à cette faculté, les traces latentes sont rappelées à l'activité et influent sur le cours des procès psychiques. Cette propriété est la mémoire d'évocation (Richet). Grâce à cette faculté les traces des impressions passées sont ravivées et deviennent conscientes. La mémoire dépend donc de la reproduction des traces des impressions antérieures, reproduction qui doit être assez vive pour être consciente.

Est-ce que cela veut dire que la reproduction des traces est toujours consciente? M. Richet pense que non, que l'on doit admettre une reproduction des traces inconscientes. Il y a une masse de faits qui nous indiquent que nos actions, la direction de notre attention, etc., se trouvent sous l'influence d'impressions antérieures, inconscientes pour nous; on ne peut l'expliquer qu'en reconnaissant que ces traces sont reproduites, mais si faiblement qu'elles n'arrivent pas à l'état conscient. En effet, pour qu'un procès psychique devienne conscient, il doit posséder un certain degré d'intensité et de durée. S'il ne les a pas, il ne sera pas conscient. Il s'ensuit que toutes les reproductions d'impressions qui n'atteignent pas ce degré d'intensité et de durée restent inconscients; mais cela ne les empêche pas d'influer sur le cours du raisonnement, sur l'humeur: la mémoire de ces productions inconscientes peut avoir des effets importants et nous en avons vu une confirmation dans les cas que nous avons exposés.

Il s'agit de savoir maintenant de quoi dépend la reproduction des traces fixées; quel est le mécanisme qui pourrait le faire? Les observations constatent que cela se produit passivement: 1° lorsque l’impression est reproduite alors que nous en recevons une autre pareille; 2° lorsque nous percevons une impression qui a quelque analogie avec l'ancienne, ou activement, lorsque, voulant nous rappeler quelque chose, nous portons notre attention sur ce qui est en rapport avec la chose que nous voulons nous rappeler, parce que nous savons, par expérience, que cette relation fera revivre en notre conscience ce que nous voulions rappeler: si je voulais, par exemple, me rappeler où Pierre a mis une chose, je me représente la figure de Pierre, son attitude et, dans ma conscience, se reproduisent alors les traces de ses actions. Tout cela se passe selon les lois des associations des idées ; mais pour que ces traces d'impressions antérieures puissent être reproduites, il faut qu'elles soient associées. Nous savons que la constitution de l'encéphale présente toutes les conditions favorables à ce qu'il se forme un nombre infini de ces associations, grâce à l'existence de tout un système de filaments nerveux auxquels on ne peut attribuer que le rôle de voies d'associations. Les observations des particularités de la vie psychique de l'homme font supposer que les associations d'idées sont développées au plus haut degré en lui; il faut croire que chaque impression reçue, faisant vibrer avec force le groupe de cellules qui la perçoit, évoque en même temps une vibration d'autres cellules nerveuses, grâce à leur liaison d'association. Cette excitation par association peut être parfois assez vive pour devenir consciente; d'autres fois elle n'arrive pas à l'état conscient; mais, néanmoins, la trace de cette vibration subsiste et cela avive encore le lien d'association d'un groupe de cellules avec un autre, de façon que l'excitation d'un de ces groupes appelle inévitablement celle de l'autre. De cette manière, dans l'épais réseau des groupes des éléments nerveux reliés entre eux, il s'établit des associations très intimes entre quelques-uns de ces groupes, des relations plus éloignées avec d'autres et, enfin, de très faibles avec une autre partie. La faculté de reproduction des traces n'est autre qu'un procès nerveux qui se propage, d'après la loi d'association, d'un groupe de cellules à un autre et finit par atteindre celui qui conserve la trace de ce qu'on veut se rappeler. Parfois pour évoquer dans la conscience un souvenir, le procès nerveux doit passer par toute une série de groupes associés, dont l'excitation n'arrivera pas à la conscience, parce que l'excitation de ce groupe d'éléments n'est pas assez intense pour évoquer une réaction consciente, mais elle est assez suffisante pour pouvoir passer au groupe suivant avec lequel il est associé, et si ce troisième groupe est plus apte à l'excitation, due en partie à l'intensité des traces qu'il a gardées, et en partie à l'aperception active d'un autre côté, cette excitation devient consciente, de façon que dans la conscience l'idée passe du premier groupe au troisième, en sautant le deuxième, qui n'est pas parvenu à l'état conscient. Il s'ensuit:

1° Que plus il s'est établi d'associations entre une impression et d'autres, plus il est facile de la rappeler, parce qu'il y a plus de chances que l'excitation trouvera sur son chemin un groupe de cellules qui aura perçu l'impression. C'est pourquoi il y a des impressions que l'on se rappelle souvent et d'autres qu'il est très difficile d'évoquer, parce qu'on trouve avec peine la voie par laquelle l'excitation est arrivée aux éléments qui en conservent la trace.

2° Que l'aptitude des impressions à être évoquées dans la conscience dépend de l'excitabilité des éléments nerveux qui en conservent les traces; et cela dépend en partie de l'intégrité de ces éléments, en partie de l'intensité des traces qui sont restées; plus les traces sont profondes, plus l'excitabilité est vive.

Nous pouvons déjà dire a priori quelles impressions seront rappelées plus souvent, et lesquelles, plus rarement; lesquelles s'effaceront plus vite de la mémoire, lesquelles seront plus durables. Il est évident que les impressions qui auront laissé les plus profondes traces, dont les relations associatives seront les plus nombreuses, seront les plus résistantes et s'effaceront le plus difficilement. Au contraire, les impressions nouvelles qui n'auront pas encore eu le temps de s'associer solidement à la totalité des autres impressions, disparaîtront plus vite. Ensuite, les impressions qu'aura accompagnées une puissante réaction psychique se conserveront, pour la plupart, plus longtemps que celles qui seront accompagnées d'une réaction plus faible; c'est la raison pour laquelle les impressions violentes subsistent plus longtemps que les impressions légères, et que la mémoire des sentiments chez l'homme normal est de plus longue durée que celle des procès intellectuels. Enfin, les impressions perçues alors que la faculté de fixation était affaiblie par un état morbide ou par une intoxication, restent inaccessibles pour la mémoire. On peut expliquer ainsi l'amnésie dans les cas d'ivresse ou d'épilepsie.

Cette différence de la résistance de la mémoire des différentes catégories d'impressions a été établie par M. Ribot dans son livre intitulé « les Maladies de la mémoire », et nous avons déjà fait remarquer que nos observations confirment en grande partie ses conclusions.



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