L’agoraphobie : symptômes et origine

L’agoraphobie touche entre 2 et 4% de la population, surtout les femmes et apparaît le plus souvent chez l’adolescent ou le jeune adulte. Cette pathologie correspond à une peur de se retrouver dans des endroits ou des situations d’où il semble difficile de s’échapper en cas de danger. La fréquence d’apparition de cette angoisse ou attaque de panique peut aller d’une attaque par an, à trois ou quatre par semaine.


Quels sont les symptômes de l’attaque de panique?

Les principaux symptômes de l’attaque de panique correspondent à:

  • une accélération cardiaque,
  • des tremblements,
  • une impression d’étouffement,
  • une sensation de vertige,
  • une peur de perdre le contrôle de soi (voire de mourir),
  • des bouffées de chaleur,
  • des nausées,
  • un sentiment d’irréalité.

En général, les personnes agoraphobes connaissent bien les situations qui déclenchent leurs crises et mettent tout en œuvre pour les éviter.


Mais d’où vient cette pathologie?

Le système limbique du cerveau gère nos émotions.La partie du cerveau qui gère nos émotions (le cerveau limbique) serait impliquée dans le déclenchement de ces réactions inadaptées. En effet, en présence d’un danger, le cerveau limbique déclenche toute une série de réactions physiques (accélération de la respiration et du cœur...), ce qui permet de libérer un maximum d’énergie afin de gérer le danger perçu en prenant la fuite ou en se préparant à combattre.

Dans le cas de l’agoraphobie, le cerveau limbique perçoit un signal de danger, sans que la personne ne soit consciente d’une quelconque menace. Par conséquent, cette personne perçoit les changements physiologiques (accélération cardiaque...), sans comprendre qu’il s’agit d’une réaction classique de peur. C’est en fait cette réaction physiologique sans cause apparente qui déclenche la panique chez la personne: celle-ci perçoit alors ces symptômes comme les prémices d’une maladie (elle a l’impression qu’elle va mourir, qu’elle perd le contrôle de son corps...).

Par la suite, l’individu évitera le lieu où est survenue sa première attaque de panique pour ne pas prendre le risque de se sentir mal à nouveau. Puis, de fil en aiguille, cette personne évitera les lieux similaires, réduisant ainsi progressivement son périmètre de liberté.

La méthode préconisée, à l’heure actuelle, pour soigner ce trouble est une thérapie comportementale et cognitive.


Inspiré des travaux de Jérôme Palazzolo.

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