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Quand nos mimiques influent sur nos émotions...


Le fait de contracter volontairement certains muscles de notre visage déclenche des émotions.L'expression de nos émotions se traduit par la contraction de certains muscles de notre visage. Par exemple, nous exprimons notre joie en contractant nos muscles zygomatiques spécifiques au sourire.
Ainsi, nos émotions se traduisent en mimiques. Mais il semble que l'inverse soit vrai aussi. En effet, la contraction volontaire de certains muscles du visage déclencherait certaines émotions. Par exemple, contracter les muscles impliqués dans le froncement des sourcils induirait une mauvaise humeur !

Ainsi, en exprimant volontairement des mimiques de joie, de tristesse, de colère... nous pouvons ressentir l'émotion en question.


Nous pouvons donc réguler notre humeur en contrôlant nos expressions faciales ?

Si nous pouvons ressentir l'émotion que suscitent certaines expressions du visage, il semble que nous pouvons en retour modifier notre humeur en exerçant un certain contrôle sur nos mimiques. Par exemple, une étude a montré qu'en injectant de la toxine botulique dans la région glabellaire (entre les sourcils) de patients déprimés pour réduire leur capacité à froncer les sourcils, ces derniers ont vu une amélioration significative de leur humeur, comparé à ceux qui n'avaient reçu qu'un placebo.

Ainsi, les muscles du visage permettraient non seulement d'exprimer notre humeur, mais également de la réguler !


Le Botox pourrait donc être un remède efficace contre la dépression ?

Si la paralysie des muscles de la mauvaise humeur par l'injection de Botox permet effectivement de réduire les signes de dépression, elle réduit aussi la capacité à éprouver certains sentiments comme la tristesse, le souci ou la préoccupation. Or, cette palette affective permet entre autre de comprendre ce que peuvent éprouver nos semblables.
Autrement dit, neutraliser les expressions de tristesse, de colère, de joie... a pour effet de réduire notre empathie, c'est-à-dire notre capacité à identifier les ressentis d'autrui en imitant les microcontractions des muscles du visage afin de reproduire intérieurement les mêmes émotions.

Mais tout n'est pas perdu puisque nous pouvons déclencher des émotions positives en souriant, ou en tout cas en positionnant nos lèvres de la même façon que lorsqu'on sourit. C'est le cas, par exemple, lorsque nous prononçons des sons comme le i. D'ailleurs, les mots contenant des i  sont généralement connotés plus positivement (rire, guili, chéri...) que ceux contenant des o, lesquels sont plus souvent associés au danger (oh, stop, no...).

Finalement, il suffirait de sourire pour être heureux !


Inspiré des travaux de Sylvie Chokron, de William James, de Charles Darwin, de Fritz Strack, de Qinggang Yu, d'Axel Wollmer, de David Havas et de Ralf Rummer.



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