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L'addiction sexuelle et ses caractéristiques


L'addiction au sexe fait référence à des comportements sexuels incontrôlés, ainsi qu'à des relations sexuelles excessives et répétitives. Aussi, ce trouble du comportement sexuel compulsif est assez courant puisqu'il touche entre 5 et 6% de la population. Il serait plus présent à la fin de l'adolescence et à l'entrée dans l'âge adulte. Enfin, les sex-addicts seraient en majorité des hommes. En effet, ces derniers seraient 2 à 5 fois plus nombreux que les femmes à souffrir de ce trouble.

Par ailleurs, il est important de différencier l'addiction sexuelle des paraphilies, c'est-à-dire des perversions sexuelles, ainsi que de la propension à être un agresseur sexuel.


Comment se caractérise ce trouble du comportement sexuel ?

Pour être diagnostiqué comme addict au sexe, des sexologues considèrent qu'il est nécessaire de présenter au moins deux comportements problématiques parmi les cinq suivants :

  • Un autoérotisme compulsif : Il s'agit d'une masturbation obsessive et compulsive, pouvant aller de 5 à 15 actes masturbatoires par jour, et conduisant à des blessures, une sensation de fatigue, voire des difficultés socioprofessionnelles.
  • Une drague compulsive : Il s'agit d'une recherche frénétique de partenaires multiples pour apaiser un stress ou une anxiété.
  • Une sexualité compulsive insatisfaisante : Il s'agit d'un besoin insatiable de rapports sexuels dans lesquels le partenaire est réduit à un objet de satisfaction partielle et est interchangeable.
  • Une fixation compulsive sur un ou plusieurs partenaires inaccessibles : Il s'agit d'une hyperidéalisation de l'objet d'amour. En cas de déception, des délires de jalousie peuvent apparaître, avec des passages à l'acte hétéroagressifs orientés vers la personne aimée.
  • Des rapports amoureux compulsifs et multiples : Il s'agit d'une recherche permanente de sentiments intenses à travers de nouvelles aventures, avec une insatisfaction des relations amoureuses. Autrement dit, il s'agit d'une sorte de quête perpétuelle de l'amour idéal.

Par ailleurs, il est important de souligner que le visionnage excessif de vidéos pornographiques, mais aussi les jeux pornographiques, les rencontres virtuelles... désormais très accessibles avec internet, favorisent l'addiction sexuelle, notamment la cyberaddiction sexuelle.


Comment s'installe l'addiction au sexe ?

L'individu sujet à ce trouble du comportement sexuel va entrer progressivement dans un cercle infernal. Aussi, ce cycle, qui se décompose en quatre phases principales, s'intensifie à chaque répétition du comportement problématique et envahit progressivement la vie de cette personne. Voici les quatre phases de ce cercle vicieux :

L'addiction sexuelle se renforce à travers un cercle vicieux qui se décompose en quatre phases.
  1. La phase de préoccupations et obsessions : La conscience est submergée par des pensées ou des images à caractère sexuel, avec un besoin lancinant de stimulations. Il s'agit d'anticiper des activités sexuelles.
  2. La phase de rituels : L'acte sexuel constitue l'objectif ultime des obsessions et de la ritualisation. Il s'agit de rechercher des comportements précis (ritualisés, routiniers) entretenant et renforçant l'excitation en vue d'une jouissance intense.
  3. La phase de comportement sexuel compulsif : Le besoin est impérieux et exige un plaisir immédiat, puissant et fort pour être soulagé. Ici, les personnes sont incapables de se contrôler pendant le passage à l'acte.
  4. La phase de désespoir : Un sentiment d'impuissance, de honte et de culpabilité envahit l'individu devenu addict, et qui est désormais incapable de contrôler ses conduites sexuelles.

Heureusement, des traitements psychothérapeutiques comme les thérapies cognitivo-comportementales (TCC), la thérapie ACT (Acceptance and Commitment Therapy), ou encore les groupes d'entraide ont montré leur efficacité. Des traitements médicamenteux comme les psychotropes ou certains antidépresseurs peuvent également s'avérer utiles.


Inspiré des travaux de Grégory Michel, d'Eli Coleman, de Sophie Lantheaume, d'Aline Wéry et de Joël Billieux.



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