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Des lapsus pas si révélateurs...


Les lapsus ont longtemps été considérés comme des révélateurs de nos volontés profondes ou inconscientes, mais est-ce vraiment le cas ? Pas si sûr...Les lapsus trahissent des pensées profondes ou des désirs inconscients. Voilà une affirmation longtemps avancée par Freud et qui, au fil du temps, est devenue très populaire.

Mais cette assertion est-elle pour autant exacte ? Pas si sûr si l'on en croit les études récentes menées sur ce sujet. En effet, les chercheurs ont pu mettre en lumière les causes de ces erreurs de langage, ainsi que les facteurs qui les favorisent. Par ailleurs, ce phénomène est assez fréquent puisqu'il se produit environ tous les 600 mots.


Quels sont ces dysfonctionnements des mécanismes du langage ?

La plupart des lapsus sont anodins et ne présentent aucun caractère embarrassant. En outre, ils sont généralement corrigés immédiatement. Plus précisément, la majorité de ces erreurs de langage concerne des substitutions ou des interversions de phonèmes (par exemple, "l'acné du sommeil... l'apnée"). Ce phénomène survient le plus souvent par anticipation d'un son à venir ou par répétition d'un son déjà prononcé.

Mais il arrive aussi (dans environ 30% des cas) que les lapsus portent sur des mots entiers. Ces erreurs s'expliquent généralement par la proximité lexicale des termes intervertis (par exemple, il n'entend plus très bien, sa vue a baissé... son ouïe). En effet, étant donné que ces mots appartiennent à un même champ lexical, ils risquent d'être sollicités en même temps par le cerveau.


Quels sont les facteurs en cause ?

Les lapsus sont favorisés par des facteurs tels que la distraction, la fatigue ou le stress. Ainsi, lorsque nous avons la tête ailleurs, les opérations mentales qui sous-tendent le langage peuvent vaciller et sélectionner des éléments de langage proches de ceux qu'il aurait fallu.

Finalement, contrairement à ce qu'affirmait Freud, les lapsus ne seraient pas révélateurs d'intentions cachées, mais plutôt de l'état mental dans lequel nous nous trouvons (fatigué, stressé, distrait...). Et quand bien même ces erreurs de langage donneraient quelques indices sur ce que nous avons en tête, rien ne dit que ce soit forcément un désir ou une opinion.


Inspiré des travaux de Sebastian Dieguez, de Mario Rossi, de Victoria Fromkin et de Bernadette Jansma.



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