S'inscrire












Se connecter











Mot de passe oublié?
Accueil > Blog & Vidéos > Sujets originaux de la psycho > Changer d'état d'esprit pour surmonter ses blocages


Auteur :


Changer d'état d'esprit pour surmonter ses blocages


Un état d'esprit fixe tend à renforcer nos blocages, tandis qu'un état d'esprit de développement aide à les surmonter.Alors qu'une bonne partie de la population (environ 60%) considère que les capacités intellectuelles, la créativité, les aptitudes physiques, etc. peuvent évoluer grâce au travail et à la persévérance, l'autre partie (environ 40% de la population) pense au contraire que les capacités mentales ou physiques sont innées et immuables.

Or, ce dernier état d'esprit, qui consiste à penser que le talent ou la chance expliquent à eux seuls le succès, a tendance à bloquer ces personnes à la moindre difficulté et à leur faire manquer de nombreuses opportunités.


L'état d'esprit joue donc un rôle fondamental dans nos succès ou échecs ?

Face à une difficulté ou à certains blocages, l'état d'esprit joue effectivement un rôle déterminant pour les surmonter. Aussi, on peut identifier deux grands types d'état d'esprit. L'un, négatif, a tendance à renforcer les blocages, tandis que l'autre, positif, favorise le dépassement de ses échecs :

  • L'état d'esprit fixe : Il s'agit d'une vision binaire et figée de ses aptitudes. Elle repose sur l'idée que soit on a les capacités pour réussir, soit on ne les a pas. Cela consiste, par exemple, à penser : "Je ne suis pas créatif", "je suis nul en maths", "Je suis trop timide", etc. Aussi, étant donné que ces individus considèrent leurs performances comme le reflet de leurs capacités, ils se mettent une pression considérable pour réussir. Car prouver leur intelligence et leur compétence est leur seul moyen de maintenir un sentiment de valeur. Ainsi, ces personnes redoutent particulièrement l'échec, ce qui favorise l'anxiété.

  • L'état d'esprit de développement : Il consiste à penser qu'il est possible de développer ses capacités et ainsi d'évoluer et de s'améliorer grâce au travail et à la persévérance. De fait, face à une situation difficile, plutôt que de se laisser paralyser ou de se décourager, ces personnes considèrent leur mauvais résultat comme un échec temporaire et une opportunité de s'améliorer. Cela les incite à redoubler d'efforts pour atteindre leur objectif.

Par ailleurs, il est important de souligner qu'il n'existe pas de frontière très nette entre ces deux dispositions psychologiques. Ainsi, un état d'esprit n'est jamais purement fixe ou purement de développement, et nous passons parfois de l'un à l'autre en fonction du contexte dans lequel nous nous trouvons.


Peut-on changer d'état d'esprit ?

Il est effectivement possible de changer d'état d'esprit. Et le contexte s'avère déterminant dans ce changement. Ainsi, un climat de confiance qui incite à progresser (par exemple, en se lançant des défis) et qui valorise le processus d'apprentissage plus que le résultat favorise l'adoption d'un état d'esprit de développement. Par exemple, pour accompagner un élève qui se dit qu'il est nul en maths, il est important de le rassurer en lui expliquant que c'est normal qu'il ne comprenne pas tout, mais qu'il peut s'améliorer en s'exerçant et en demandant des explications.

La valorisation de l'effort joue également un rôle important dans le changement d'état d'esprit. Ainsi, pour motiver durablement une personne, il est important de la complimenter davantage pour ses efforts (par exemple : "Cela a dû te demander beaucoup de travail") que pour ses qualités (par exemple : "Tu est intelligent"). En effet, cette dernière attitude a tendance à favoriser un état d'esprit fixe. Au contraire, la première position incite à la persévérance et procure davantage de plaisir. En somme, mettre en avant le cheminement et les efforts mobilisés pour atteindre un objectif donne envie d'apprendre et d'évoluer.

Enfin, envisager la difficulté comme le signe qu'on est en train d'apprendre, plutôt que comme un constat d'incompétence, permet d'accepter de passer par des phases d'essais et d'erreurs avant de réussir. Ainsi, plutôt que de se dire : "Je n'y arrive pas", il est préférable de penser : "Je n'y arrive pas pour le moment".


Inspiré des travaux d'Audrey Ginisty, de Carol Dweck, de David Zeager, de Jessica Schleider et de Claudia Mueller.



A lire également :




En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies.
En savoir plus