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Le coping ou l'art de s'adapter aux difficultés


Le coping consiste à mettre en oeuvre des stratégies efficaces pour mieux s'adapter et surmonter des situations difficiles.En cas de situation de crise, le manque de visibilité à court ou moyen terme quant à l'issue de la situation est souvent le plus difficile à gérer. En effet, ce sentiment de perte de contrôle donne l'impression de subir passivement les événements.
Cela tend à créer des réactions physiologiques en chaîne qui risquent d'affecter notre système immunitaire, notre rythme circadien, nos relations sociales et bien sûr notre santé mentale.

Ainsi, être confronté à des événements indépendants de notre volonté et sur lesquels nous n'avons aucune prise tend à générer un sentiment d'impuissance généralisé qui risque d'évoluer vers une dépression. L'incontrôlabilité notamment, a tendance à dégrader nos performances cognitives, à nous rendre plus vulnérable aux maladies, à augmenter notre sensibilité à la douleur et à diminuer notre estime de soi.


Est-il possible de mettre en place des stratégies pour faire face aux situations anxiogènes ?

Heureusement, il est toujours possible mettre en place des stratégies d'adaptation au stress ainsi qu'au manque de contrôle. Ces stratégies dites de coping correspondent aux efforts cognitifs et comportementaux fournis pour gérer des difficultés qui dépassent initialement nos ressources. On peut distinguer trois grandes formes de coping :

  • Le coping centré sur le problème : Il s'agit de stratégies proactives qui s'avèrent plutôt efficaces à long terme. Il vise à réduire les exigences de la situations ou à augmenter ses propres ressources. Par exemple, une stratégie peut consister à se documenter sur les éléments relatifs à l'événement stressant afin d'acquérir une forme de maîtrise sur le sujet et éventuellement le contextualiser. Ce type de stratégie peut parfois être difficile à mettre en œuvre.

  • Le coping centré sur l'émotion : Ce type de stratégie est plus adapté à court terme, notamment pour des événements sur lesquels on a très peu de prise. Il vise à réguler les tensions émotionnelles induites par la situation anxiogène. Par exemple, une stratégie peut consister à manier l'humour pour dédramatiser la situation et restaurer un sentiment de bien-être.

  • Le coping centré sur le soutien social : Ce type de stratégie est utile dans tous les cas, même si certaines personnes y recourent plus facilement que d'autres. Il vise à obtenir la sympathie et l'aide d'autrui. Par exemple, une stratégie peut consister à exprimer ses angoisses auprès d'une personne compréhensive. Cela tend à renforcer les liens psycho-affectifs et les sentiments positifs internes.

Attention toutefois, car certaines formes de coping que nous avons parfois tendance à mettre en œuvre spontanément s'avèrent inadaptées, même si elles peuvent apporter un apaisement temporaire. C'est notamment le cas des stratégies d'évitement, du déni, de la distraction mentale (par exemple, passer son temps à jouer aux jeux vidéos pour fuir les émotions négatives) ou de la pensée magique (par exemple, penser qu'une prière va résoudre le problème).


Nos capacités de faire face dépendent-elles uniquement de ces trois formes de coping ?

Outre la mise en place de différentes stratégies de coping, le sentiment d'autoefficacité joue également un rôle essentiel dans notre capacité à faire face aux difficultés. Ainsi, plus on se croit capable de contrôler certains événements stressants et de surmonter les obstacles, plus on aura tendance à agir de façon efficace en opérant des changements de mode de vie.

Ce sentiment d'autoefficacité se construit dès l'enfance et se développe tout au long de la vie grâce aux renforcements familiaux, aux performances personnelles accomplies, aux responsabilités assumées... Bref, en constant que les efforts paient.


Inspiré des travaux d'Éléonore Czarik, de Richard Lazarus, de Susan Folkman et d'Albert Bandura.



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