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Le sentiment du sublime : entre malaise et émerveillement


Le sentiment du sublime se caractérise par un mélange d'émerveillement et de crainte.Certaines expériences intenses provoquent en nous un sentiment très profond qui nous place dans un état de contemplation tout en générant une forme de crainte. C'est notamment le cas lorsque nous faisons face à l'immensité de la nature ou à sa puissance, lorsque nous rencontrons une personne charismatique, lorsque qu'un petit être vient au monde, etc.
Ces situations sont en général positives et très enrichissantes, même si elles nous font aussi nous sentir minuscules, humbles, et parfois même mal à l'aise.


Le sublime est donc un sentiment ambivalent ?

Le sentiment du sublime est effectivement une émotion ambivalente et complexe que l'on peut décomposer en deux éléments principaux :

  • L'immensité : Elle consiste à faire l'expérience de quelque chose qui apparaît comme plus grand ou plus puissant que nous-même et que notre existence.

  • L'accommodation (ou l'adaptation) : Elle correspond au besoin d'adaptation mentale, c'est-à-dire au besoin de donner un sens à ce que nous considérons comme intense et magnifique, afin de l'intégrer dans notre monde mental.

Ainsi, si nous parvenons à intégrer cette expérience du sublime, nous nous sentons alors remplis d'une énergie positive, proche de l'émerveillement. Sinon, la peur et un certain malaise tendent à s'installer. De fait, en plus d'être complexe, le sentiment de sublime est assez ambivalent car il mêle à la fois l'émerveillement, l'admiration, la crainte et la frayeur.


Mais le sentiment du sublime est-il plutôt positif ou négatif ?

La grande majorité des expériences du sublime sont jugées comme belles et enivrantes. Mais pour un quart d'entre elles, c'est un sentiment de malaise qui prédomine. Il s'agit principalement d'événements menaçants (par exemple, un tremblement de terre, une tornade, etc.) qui s'accompagnent d'une impression de se sentir minuscule face à la puissance de la nature et d'une sensation de perte de contrôle. Et c'est précisément cette sensation de perte de contrôle qui fait toute la différence avec les expériences positives du sublime.

En effet, dans les trois-quart des situations, en plus de la beauté de la scène, seule l'impression de se sentir minuscule face à l'immensité de la nature est rapportée. Aussi, cette impression tend à nous rendre plus humbles et à favoriser les comportements prosociaux.
Plus précisément, lorsque nous faisons l'expérience d'un état affectif mêlant émerveillement, crainte et admiration, nous nous sentons alors plus insignifiants en tant qu'individus et avons le sentiment d'être connectés à quelque chose de plus grand que nous-mêmes. D'où cet élan de partage avec autrui.


Inspiré des travaux de Patricia Thivissen, de Dacher Keltner, de Jonathan Haidt, de Paul Piff, d'Amie Gordon et de Jennifer Stellar.



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