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Le cerveau minuscule mais très performant des oiseaux


Malgré sa petite taille, le cerveau des oiseaux est très performant, parfois même autant que celui des grands singes.Les oiseaux sont dotés d'un cerveau minuscule, pesant plus ou moins 10 grammes (par exemple, 5,4 grammes pour la pie et 14 grammes pour le corbeau), contre 1300 grammes chez l'homme.
Néanmoins, ce cerveau si petit ne les empêche pas de faire preuve d'une intelligence remarquable. En effet, certains oiseaux comme les corbeaux ou les perroquets ont de meilleures aptitudes cognitives que la plupart des mammifères, qui possèdent pourtant un cerveau bien plus gros.


De quoi sont capables les oiseaux ?

Les facultés cognitives des oiseaux sont assez surprenantes, vu leur taille. Elles sont en outre multiples. Voici les principales capacités intellectuelles que possèdent les oiseaux tels que le corbeau, la pie ou le perroquet :

  • Une conscience de soi : Les pies sont capables de se reconnaître dans le miroir, ce dont sont incapables la plupart des mammifères. En effet, seuls les hommes et quelques mammifères dotés d'un gros cerveau comme les chimpanzés, les orangs-outans, les éléphants et les grands dauphins réussissent le test du miroir.

  • L'utilisation d'outils : Certains corbeaux utilisent des outils pour extraire des larves dans l'écorce des arbres. Cela implique de planifier des actions en se représentant mentalement des objets, et de déduire des relations de cause à effet entre les événements observés.

  • Une cognition sociale : Les corbeaux savent travailler en équipe. Plus généralement, les corvidés développent des stratégies sociales complexes qui impliquent une capacité à deviner les intentions et les connaissances d'autrui, voire à tromper l'autre en élaborant des stratégies sournoises pour l'empêcher de piller des réserves de nourriture. En somme, les corbeaux sont dotés de la théorie de l'esprit.

  • Une maîtrise de soi : Les corbeaux sont capables de planifier différents types d'événements futurs. Par exemple, ils préfèrent choisir un outil qu'ils utiliseront plus tard pour dénicher une nourriture très convoitée, plutôt qu'une petite récompense immédiate.

  • Des capacités numériques : Les perroquets sont capables de catégoriser des objets, des actions et des quantités numériques. En outre, ils comprennent le concept de taille relative, discernent l'absence de quelque chose et détectent les similitudes et les différences entre objets. Ils sont même capables de réaliser des additions assez simples !

  • Une mémoire épisodique : Même les petits corvidés comme les geais buissonniers sont capables de se rappeler des événements de leur vie passée et d'imaginer le futur.

En somme, les aptitudes cognitives des corvidés et des perroquets sont très semblables à celles des grands singes.


Comment un cerveau aussi petit peut-il être aussi performant ?

Les capacités intellectuelles des oiseaux sont d'autant plus impressionnantes que leur petit cerveau est dénué de cortex. Or, chez les mammifères, c'est justement le cortex qui assure ces capacités cognitives complexes. D'ailleurs, cette absence de cortex et la taille modeste du cerveau des oiseaux ont longtemps incité les scientifiques à penser que leurs aptitudes cognitives étaient limitées. En effet, ce n'est qu'au début du XXIe siècle qu'ils ont découvert que le cerveau des oiseaux, notamment des corvidés et des perroquets, contenait deux fois plus de neurones que sa taille le laissait supposer.

Ainsi, même si le cerveau aviaire compte moins de neurones que celui des grands singes (1,2 milliard pour les corbeaux contre 7,4 milliards pour les chimpanzés), le fait que la densité des neurones soit beaucoup plus importante chez les oiseaux accélère considérablement la transmission de l'information. Cela procure au cerveau des corvidés et aux perroquets une puissance de calcul plus grand que celui de certains singes.


Inspiré des travaux de Onur Güntürkün, de Gavin Hunt, d'Alex Taylor, de Russel Gray, de Thomas Bugnyar, de Bernd Heinrich, de Can Kabadayi, de Nicola Clayton et de Seweryn Olkowicz.



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