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(Mise à jour: Février 2015)

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Le complot a bonne presse !


La théorie conspirationniste permet de réintroduire une certaine maîtrise sur une situation qui nous échappe totalement.Les tours du World Trade Center dynamitées par la C.I.A., Michael Jackson faisant croire à sa propre mort, Dominique Strauss-Kahn piégé dans une affaire de mœurs... l'époque semble propice aux théories du complot, ainsi qu'à leur médiatisation! Mais pourquoi tant d'élucubrations?
Des chercheurs se sont penchés sur la question et ont découvert une explication à ce phénomène psychologique.


Quel est donc ce facteur sous-jacent à la thèse du complot?

Les études menées dans ce domaine montrent que l'on à tendance à imaginer ou à croire à des complots lorsque l'on est confronté à une situation de perte de contrôle.
D'ailleurs, un grand nombre de caractéristiques sociales ou culturelles de l'humanité dépendent du sentiment qu'ont les individus de maîtriser leur environnement et leur destin. En effet, le sentiment de pouvoir organiser son travail, son environnement... est l'une des principales sources de bien-être psychique. En revanche, l'impression que tout nous échappe entraîne un épuisement émotionnel.
Ainsi, une diminution de l'influence que l'on a sur notre avenir ainsi que celui de nos enfants, de notre entourage... a tendance à attiser notre goût du complot, mais également notre attrait pour les superstitions. En effet, en portant un objet fétiche, en touchant du bois..., nous pouvons avoir l'impression de restaurer un certain contrôle sur notre environnement.

Une paranoïa collective ainsi qu'un regain des superstitions seraient donc deux facettes d'un même phénomène : celui de la perte de contrôle!


La théorie du complot aurait donc une utilité?

En effet, croire aux complots ou aux superstitions est une façon de réintroduire du sens là où il paraît ne pas y en avoir. Le fait de voir une volonté organisée derrière un événement insensé restaure une forme de compréhension, mais aussi l'espoir de retrouver un certain pouvoir d'intervention et de maîtrise.


Inspiré des travaux de Jennifer Whitson et de Adam Galinsky.



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