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Ces animaux qui ne dorment que d'un œil !


Contrairement au sommeil bihémisphérique, le sommeil unihémisphérique n'engage qu'un hémisphère cérébral à la fois, ce qui permet à certains animaux d'échapper aux prédateurs, de continuer à respirer sous l'eau ou à voler au-dessus des océans.Pour certains animaux, dormir peut s'avérer particulièrement dangereux. En effet, en se déconnectant pendant plusieurs heures de leur environnement, ils risquent de se retrouver à la merci des prédateurs.
Et cette déconnexion est d'autant plus problématique pour les mammifères aquatiques qui doivent respirer et maintenir la température de leur corps, ou encore pour les oiseaux migrateurs qui doivent traverser des océans tout en assurant leur repos quotidien, et ce sans perdre leur groupe.

Ces animaux ont su s'adapter à ces contraintes au fil de l'évolution en développant une stratégie qui consiste à ne dormir que d'une seule moitié du cerveau, tout en restant éveillé de l'autre. Ce type de repos est appelé sommeil unihémisphérique à ondes lentes.


Comment se caractérise le sommeil unihémisphérique ?

Le sommeil unihémisphérique concerne des mammifères marins, des oiseaux et peut-être aussi des reptiles. Aussi, alors que certains mammifères comme les dauphins n'utilisent que ce type de sommeil, d'autres comme les otaries en pratiquent plusieurs (unihémisphérique, bihémisphérique, paradoxal, à ondes lentes...).
Ainsi, en ce qui concerne le dauphin, lorsqu'un hémisphère cérébral est endormi, l'autre contrôle la nage, la remontée en surface pour respirer, le maintien d'un contact visuel pour nager à l'unisson avec ses congénères, etc. De même pour les frégates du Pacifique qui, pendant leur vol de plusieurs jours au-dessus de l'océan, dorment de la moitié du cerveau opposé à celui d'un virage en vol afin de continuer à voir où le groupe se dirige.

Plus précisément, au cours du sommeil unihémisphérique, des sous-structures du cerveau comme le tronc cérébral, l'hypothalamus et le télencéphale basal s'échangeraient des messages pour déterminer à quel moment chaque hémisphère doit s'endormir. Ainsi, des signaux inhibiteurs transmis entre les deux hémisphères s'assureraient que l'un des côtés du cerveau dort pendant que l'autre reste éveillé.


Le sommeil unihémisphérique empêche-t-il une bonne récupération ?

Bien qu'ils passent moins de temps à dormir que les animaux au sommeil bihémisphérique, les animaux au sommeil unihémisphérique semblent bien récupérer. En effet, ils paraissent toujours en bonne santé et leur capacité à nager, s'alimenter, voler ou interagir reste intacte.

Ce phénomène est d'autant plus fascinant qu'il n'existe pas chez l'homme, même si l'on observe parfois une asymétrie hémisphérique au cours du sommeil. Cela se produit notamment lorsqu'on dort dans un environnement inconnu. Plus précisément, dans un endroit non familier, le sommeil est moins profond dans l'hémisphère gauche que dans le droit, signe d'une plus grande vigilance. Mais ce phénomène entraîne une moins bonne récupération. Il ne peut donc pas s'étaler dans la durée.


Inspiré des travaux de Gian Gastone Mascetti, de John Lilly, de Lev Mukhametov, de Dawn Goley, de David Kedziora, d'Oleg Lyamin, de Niels Rattenborg et de Masako Tamaki.



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