Accueil > Chroniques > Sujets originaux de la psycho > Quand le foot illumine les populations


Auteur :


Quand le foot illumine les populations


Le football mobilise des populations entières, notamment durant la Coupe du monde, ce qui renforce considérablement l'attrait touristique des pays concernés.Lors d'une victoire de notre équipe de foot favorite nous nageons dans le bonheur, et celui-ci est d'autant plus intense que le match remporté est important. Ainsi, la victoire de la France en finale de la Coupe du monde a déclenché une ferveur extraordinaire dans tout le pays et même au-delà.

Mais comment ce sport, certes populaire, peut-il déclencher autant d'enthousiasme chez toute une population ? Et cet impact énorme du football, qui semble s'accroître d'année en année, peut-il encore progresser ou est-il en train d'atteindre son paroxysme ?


Mais d'abord, comment une victoire impacte-t-elle le psychisme des supporters ?

La principale conséquence d'une victoire sur les supporteurs est évidemment le plaisir qu'elle procure. D'ailleurs, plus que la qualité du match, c'est surtout l'écart de buts qui pèse sur le bonheur des supporters. Ainsi, plus les scores affichent des écarts importants, plus le bonheur de ces derniers est intense.
Par ailleurs, cette joie s'accompagne d'un processus d'identification à l'équipe gagnante, c'est-à-dire qu'en cas de victoire, nous avons tendance à nous associer à nos champions. Cela se traduit par différents comportements dont voici les principaux :

  • Le sentiment d'appartenance au groupe : Nous employons plus volontiers le "nous" que le "ils" en parlant de l'équipe victorieuse. Par exemple, nous disons plus facilement "nous avons gagné" plutôt que "ils ont gagné". D'ailleurs, ce rapprochement améliorerait notre estime de soi. A noter également qu'en cas de défaite, plus les supporteurs sont proches de leur équipe et plus la colère qu'il ressentent est grande. Probablement parce qu'il est plus difficile pour eux de se détacher de leur équipe (par exemple, en employant le "ils"), étant donné leur niveau élevé d'identification à celle-ci.

  • L'intérêt porté aux protagonistes : Nous cherchons à mieux connaître les joueurs, par exemple en glanant des informations sur les sites internet de certains clubs de foot ou en regardant des émissions télévisées qui leur sont dédiées.

  • La mise en avant de son adhésion : Nous avons affichons plus volontiers des symboles de notre équipe préférée. Par exemple, nous portons le maillot ou un t-shirt à son effigie, ou encore une écharpe, un mug, un pin's, etc.

Cela dit, il semble que cette exaltation soit assez éphémère. En effet, généralement, dès le lendemain d'une victoire le bonheur des supporters revient à son niveau habituel. A moins que le match ne soit d'une importance capitale, comme une finale de Coupe du monde, où là, le plaisir est déjà plus durable.


L'impact du football au niveau international peut-il encore progresser ?

Le football est déjà très populaire dans de nombreux pays et la victoire d'une équipe nationale s'accompagne parfois (notamment lors des Coupes du monde) d'une telle ferveur populaire que des avenues entières sont prises d'assaut par une foule immense venue manifester sa joie.
Et cet enthousiasme semble procurer au pays vainqueur un certain rayonnement à travers le monde. En effet, suite à une victoire à une Coupe du monde, l'attrait touristique du pays gagnant se renforce sensiblement, augmentant alors la valeur boursière des principales entreprises du pays liées au tourisme, notamment l'hôtellerie ou le transport aérien.

Aussi, cet impact positif sur le pays victorieux d'un tournois international va certainement s'accroître encore davantage dans les années à venir grâce à un attrait pour le football de plus en plus prononcé de certains grands pays comme la Chine ou l'Inde. Ainsi, les finales des prochaines Coupes du monde devraient rassembler toujours plus de téléspectateurs et rendre les pays concernés encore plus attrayants.


Inspiré des travaux de Nicolas Guéguen, de Stefan Stieger, d'Adam Joinson, de Phil Banyard, de Robert Cialdini, d'Elizabeth Delia et de Juan Nicolau.



A lire également :