Accueil > Chroniques > Sujets originaux de la psycho > Le sommeil vient en roulant...


Auteur :


Le sommeil vient en roulant...


Les vibrations des véhicules stimulent des ondes à basse fréquence dans notre cerveau, lesquelles favorisent l'endormissement.Qui n'a jamais piqué du nez en voiture ? En tant que passager, avons tous été emporté au moins une fois dans les bras de Morphée pendant un trajet en automobile, ce qui, ma foi, est plutôt anodin. Là où l'endormissement pose un réel problème, c'est lorsqu'il survient chez le conducteur.
Et malheureusement, cela arrive beaucoup trop souvent. D'ailleurs, la somnolence est la première cause d'accidents mortels sur autoroute !

Aussi, lutter contre ce fléau devrait devenir une priorité pour la sécurité routière. Pour ce faire, il est nécessaire de bien comprendre les mécanismes de ce phénomène.


Y a-t-il une cause particulière à la somnolence en voiture ?

A vrai dire, de multiples facteurs sont à l'origine de l'endormissement au volant. La fatigue et la monotonie du trajet sont les plus évidents. Toutefois, une autre cause, moins connue mais tout aussi redoutable, contribuerait également à la somnolence en voiture. Il s'agit des vibrations du véhicule.
En effet, une étude récente a révélé que les participants placés dans un simulateur qui reproduisait les vibrations d'une automobile avaient davantage tendance à s'assoupir, comparés à ceux placés dans un simulateur non vibrant. Plus précisément, les instants où les participants piquaient du nez commençaient à augmenter progressivement à partir d'un quart d'heure passé dans le simulateur vibrant. Ainsi, après seulement une quinzaine de minutes passées en voiture, l'assoupissement devient de plus en plus irrépressible.


Comment des vibrations peuvent-elle favoriser la somnolence ?

En fait, il semble que les vibrations des véhicules stimulent des ondes de basse fréquence (4 à 7 hertz) dans notre cerveau. Or, ce type de fréquence correspond à celle des ondes thêta, lesquelles sont caractéristiques de certains états de somnolence.
Ainsi, un peu à l'instar de l'effet du bercement sur les ondes de notre cerveau, les vibrations des véhicules stimuleraient les ondes cérébrales propices à l'endormissement. D'où l'intérêt pour la sécurité routière de se pencher sur la question, notamment en cherchant un moyen de réduire ces vibrations de basse fréquence produites par nos véhicules.


Inspiré des travaux de Neng Zhang et de Guillaume Jacquemont.



A lire également :