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Février 2017 (Mise à jour: Février 2017)

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La déprime de la nuit


Si nous nous réveillons en pleine nuit, le moindre petit problème nous apparaît comme une montagne insurmontable. Pourtant, le lendemain, ce qui nous a inquiété la nuit nous semble finalement bien anodin. Et cette petite déprime nocturne nous laisse un peu perplexe...


Pourquoi les problèmes prennent des proportions démesurées la nuit?

La mélatonine jour un rôle essentiel dans le repos du cors, et son pic se situe vers 3 ou 4 heures du matin.La nuit, un creux de l'humeur se manifeste chez la plupart d'entre nous vers 3 ou 4 heures du matin. Elle est due à une hormone: la mélatonine.
Plus précisément, à cette heure, l'organisme tourne au ralentit, et la moindre activité nécessite un effort important. Aussi, ce mode repos du corps est assuré par la mélatonine. Ainsi, grâce à cette hormone nous pouvons nous reposer.

Toutefois, si nous nous réveillons au moment où la concentration de mélatonine est au plus haut, nous en subissons les effets négatifs, c'est-à-dire une sorte de petite dépression. D'ailleurs, cette morosité peut se prolonger plusieurs heures après le réveil.
Par ailleurs, en hiver, quand l’ensoleillement est au plus bas, le taux de mélatonine a tendance à être assez élevé, même dans la journée. Cela explique en partie la morosité que la plupart d'entre nous ressentons à cette période de l'année.


La nuit elle-même n'est-elle pas une source d'inquiétude?

L'obscurité et le silence complet de la nuit sont également propices à un sentiment de solitude. En effet, il fait noir, il ne se passe rien et tout le monde dort profondément. On se sent alors bien seul... D'autant que nous savons que nous devrions dormir. Le réveil nocturne suscite donc une certaine préoccupation, une peur de ne pas se rendormir.


Inspiré des travaux de Jürgen Zulley.



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