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Les animaux et les hommes : une histoire d'amour


Les animaux de compagnie s'avèrent de véritables antistress et sont source de bien-être.Notre attirance pour les animaux semble universelle et apparaît dès le plus jeune âge. Ainsi, qu'ils soient à poils, à écailles ou à plumes, nous n'hésitons pas à investir beaucoup de temps et d'argent pour dorloter notre animal de compagnie. D'ailleurs, nous avons tendance à le considérer un peu comme un membre de la famille.

En fait, notre attirance pour les animaux semble à la fois culturelle et biologique. Sans doute parce que les animaux domestiques s'avèrent une immense source de bien-être. En effet, ils atténuent notre stress, ils nous apportent la satisfaction profonde de s'occuper d'un être vivant, etc... Et puis il y a chez l'animal quelque chose de très authentique et honnête. En effet, il semble capable d'un amour et d'un pardon inconditionnels.


Comment la culture influence-t-elle notre attirance pour les animaux?

A vrai dire, la culture n'influence pas vraiment notre attrait pour les bêtes, mais plutôt notre préférence pour certaines espèces et notre rejet pour d'autres. Par exemple, alors que les chiens sont adulés dans les pays occidentaux, ils sont plutôt perçus comme malsains et vecteurs de maladies dans certains pays orientaux.
De même, le choix des animaux domestiques semble répondre à certaines modes. Par exemple, la sortie d'un film mettant en scène un chien héroïque augmente notablement la popularité de la race à laquelle il appartient, et par conséquent, augmente le nombre d'acquisitions de chiens de cette race dans les années qui suivent la sortie de ce film.


Comment la biologie influence-t-elle notre attrait pour les animaux?

Les sentiments forts que nous inspirent les animaux semblent ancrés au plus profond de notre cerveau. En effet, des études ont montré que des neurones spécifiques, situés au niveau de l'amygdale cérébrale (le centre des émotions), s'activent lorsque notre voyons un animal. Nous avons donc des neurones spécialisés dans la reconnaissance des animaux.
En outre, d'autres recherches ont montré que nous sommes instinctivement attirés par les animaux dotés de traits caractéristiques de l'enfance tels qu'un front large, de grands yeux, une tête ronde, etc... D'ailleurs, le simple fait de regarder des bébés animaux renforce notre attention. Ainsi, les jeunes animaux déclenchent chez nous le même comportement instinctif que celui que nous avons en voyant de jeunes enfants vulnérables, à savoir: rester vigilant et être prêt à leur porter assistance en cas de besoin.

Par ailleurs, les animaux de compagnie s'avèrent de puissants antistress. En effet, les personnes ayant tissé un lien étroit avec un animal ont un taux plus élevé d'ocytocine (l'hormone de l'attachement) et un taux moins élevé de cortisol (l'hormone du stress). Aussi, ce lien pourrait faciliter la socialisation des personnes peu à l'aise en société, voire en rupture sociale. D'ailleurs, des pédopsychologues ont remarqué que lorsqu'un chien était présent dans leur cabinet, les enfants en rupture sociale se livraient beaucoup plus facilement.


Inspiré des travaux de Daisy Yuhas, de Christof Koch, de Hiroshi Nittono, de Harold Hersog et de Linda Handlin.



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