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(Mise à jour: Septembre 2018)

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Réaction immunitaire et dépression : quel lien ?


En cas d'infection ou de maladies inflammatoires (par exemple, des troubles inflammatoires intestinaux, des maladies auto-immunes, etc... mais aussi une obésité, ou encore un surmenage ou un stress), le corps libère certaines molécules. Celles-ci ont pour fonction de détruire les agents pathogènes et de produire de grandes quantités de molécules inflammatoires (les cytokines) dont le rôle est de propager les réactions immunitaires.
Or, en présence de cytokines, la production d'une molécule régulatrice de l'humeur (la sérotonine) se trouve réduite...


Quelles sont les conséquences d'une telle modification biologique sur le comportement?

Une baisse de sérotonine est associée à des altérations du comportement, que l'on peut qualifier de comportement de maladie. Celui-ci se caractérise par les symptômes suivants:

  • Une sensation de fatigue.
  • Des perturbations du sommeil.
  • Une perturbation de l'appétit.
  • Une perte d'intérêt pour les activités habituelles et les contacts sociaux.
  • Des difficultés de concentration et de mémorisation.

Aussi, ces modifications du comportement permettent à notre organisme de lutter au mieux contre l'agent pathogène en évitant les dépenses d'énergie inutiles et en réduisant le risque d'invasion de l'organisme par de nouveaux agents pathogènes.


Mais comment passe-t-on d'un comportement de maladie à un trouble psychique?

Une inflammation du thalamus provoque un sentiment de faiblesse et de torpeur, tandis qu'une inflammation de l'amygdale génère des difficultés à se concentrer et à réfléchir.Le comportement de maladie est généralement transitoire et d'intensité modérée. Toutefois, si l'activation du système immunitaire est mal régulée ou devient chronique, ce comportement peut s'intensifier et évoluer en trouble psychique tel que la dépression, la fatigue chronique, etc...

Par exemple, des études ont montré qu'une inflammation du thalamus est liée au sentiment de torpeur et de faiblesse, ou encore, qu'une inflammation de l'amygdale cérébrale est associée à des difficultés à réfléchir et à se concentrer.


Inspiré des travaux de Lucile Capuron, de Nathalie Castanon et de Yasuhito Nakatomi.



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