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Juin 2015 (Mise à jour: Juin 2015)

Le partage : une source de plaisir


Partager des instants de bonheur rend ces derniers encore plus plaisants.Les petits plaisirs de la vie sont souvent empreints de partage. En effet, nous avons tendance à apprécier encore davantage un bon repas, un film, un spectacle, etc... lorsque nous partageons ces petits instants de bonheur en famille ou entre amis.
Ainsi, le partage semble apporter un supplément de plaisir.


Mais à quoi est dû ce complément de bonheur lié au partage?

Il semble que la dimension supplémentaire qu'apporte le partage aux petits plaisirs de la vie émane de notre perception sensorielle. Plus précisément, en présence d'autres personnes, nos sens seraient suractivés. Nous avons alors tendance à ressentir une expérience comme plus agréable, ou au contraire plus désagréable, en compagnie d'autrui que lorsque nous sommes seuls.
Par exemple, une expérience a montré qu'une personne à qui l'on demande son avis sur du chocolat trouve celui-ci plus savoureux lorsqu'elle le déguste avec quelqu'un. A l'inverse, une personne invitée à goûter un aliment amère trouve celui-ci encore plus désagréable lorsqu'elle se trouve en présence d'autrui.


Mais pourquoi notre perception est-elle accrue en compagnie d'autrui?

Cette augmentation de notre perception sensorielle semble résulter du cumul de notre notre perception personnelle et de celle de notre entourage. Aussi, ce phénomène serait rendu possible grâce à notre empathie. Plus précisément, lorsque nous voyons une personne éprouver du plaisir, ou au contraire du dégoût, nous ressentons nous-mêmes cette satisfaction ou ce déplaisir. Cela est dû au fait que l'empathie permet d'activer les mêmes zones sensorielles du cerveau que celles de l'individu que nous regardons.
Ainsi, lors d'une expérience partagée, cette activation cérébrale par empathie vient s'ajouter à notre propre perception sensorielle. Cela crée un effet cumulatif: le plaisir (ou le déplaisir) ressenti est alors augmenté.


Inspiré des travaux d'Erica Boothby, de Margaret Clark et de John Bargh.



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