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Septembre 2014 (Mise à jour: Mai 2017)

Etre bénévole : une satisfaction personnelle


Les pays occidentaux comptent de plus en plus de bénévoles. Ainsi, en France, une personne sur trois est engagée dans une action caritative.
Cependant, tous les secteurs ne connaissent pas le même succès. En effet, les associations de loisirs et culturelles sont celles qui connaissent les plus fortes croissances depuis ces dernières années.


Mais quelles sont les motivations des bénévoles?

Les différents secteurs du bénévolat sont plus ou moins attractifs. Le secteurs des loisirs, de la culture et du sport sont les plus fréquentés.Tout le monde ne poursuit pas les mêmes objectifs en s'engageant dans une association. En fait, les motivations des personnes bénévoles vont des valeurs d'idéalisme jusqu'au plan de carrière. Plus précisément, on peut répartir ces motivations en six grandes catégories:

  • Satisfaire des valeurs morales: il s'agit de la solidarité, de l'altruisme, des convictions politiques, des croyances religieuses, etc...
  • Améliorer l'image de soi: il s'agit de l'estime de soi, du sentiment d'utilité, du développement psychologique, etc...
  • Se socialiser: il s'agit de satisfaire des besoins d’appartenance à un groupe, de renforcer son identité sociale, de créer des liens humains, d'être accepté et reconnu par autrui, etc...
  • Lutter contre le mal-être, l'ennui, la solitude, le stress, etc...
  • Améliorer sa compréhension du monde: il s'agit de ses compétences, de ses connaissances, de sa compréhension d'une situation politique ou économique, etc...
  • Développer sa carrière: il peut s'agir d'une première expérience professionnelle, d'une prise de contact, de développer un réseau, d'intégrer un secteur professionnel, etc...

Cependant, si tous les bénévoles ne partagent pas les mêmes motivations, tous en retirent un certain bénéfice.


Justement, quels bénéfices en retire-t-on?

Les principaux bienfaits dont bénéficient les individus engagés dans des associations sont principalement une meilleure estime de soi, mais également un sentiment d'être utile et de contrôler sa vie. D'ailleurs, ces deux dernières satisfactions sont essentielles pour poursuivre l'activité bénévole. En effet, si ces sentiments de maîtrise et d'utilité ne sont plus ressentis, alors le bénévole risque d'abandonner ses actions.

En outre, les activités de bénévolat semblent particulièrement positives chez les seniors, tant sur le plan physique (moins d'hypertension), que sur le plan mental (moins de symptômes dépressifs). D'ailleurs, ce sont les plus nombreux à s’investir dans des associations. En effet, parmi les plus de 70 ans, une personne sur deux est bénévole! Il semble que cette forme d'activité leur permet de rester utile à la société en continuant de mettre leurs compétences au service d'un public qui en a besoin.


Mais comment devient-on bénévole?

Souvent, les motivations seules ne suffisent pas à décider de s'engager dans des actions caritatives. En effet, dans la majorité des cas (71,3% des cas), c'est après avoir été sollicité par un proche que le déclic est venu. Ou encore, de nombreuses personnes sont devenues bénévoles après avoir bénéficié elles-mêmes des services d'une organisation (un soutien scolaire, un accompagnement dans la maladie, dans la toxicomanie, etc...).
Dans ce dernier cas, ces individus ont souvent le sentiment d'avoir une dette morale et le bénévolat devient pour eux une façon de satisfaire ce besoin d'équité.


Inspiré des travaux de Christophe Dansac, de Gil Clary et de Marc Snyder et de France bénévolat.



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