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Août 2013 (Mise à jour: Septembre 2016)

Comment changer ses habitudes ?


Arrêter de grignoter devant la télévision, faire plus de sport, lire davantage, etc... Voilà de bonnes résolutions pourtant difficiles à mettre en oeuvre sur la durée!
En effet, bien souvent la volonté de changer de comportement s'estompe assez rapidement pour laisser place aux anciennes habitudes. Ces dernières sont devenues, au fil du temps, des automatismes qui rendent nos comportements inflexibles et donc très difficiles à modifier.


Mais d'abord, comment se s'installent les habitudes?

Lorsque nous réalisons une activité pour la première fois, celle-ci mobilise beaucoup d'attention. Puis, à mesure que nous la répétons, l'attention requise diminue. L'activité devient automatique. Plus précisément, deux éléments essentiels participent à la mise en place des habitudes: le cerveau et le contexte.

Une région cérébrale: les ganglions de la base (formée du globus pallidus, du noyau caudé et du putamen) régie nos habitudes.D'une part, une région profonde du cerveau régie nos automatismes. Il s'agit des ganglions de la base. Ces derniers sont constitués du globus pallidus, du noyau caudé et du putamen.
Aussi, une lésion de cette aire cérébrale ou une mauvaise réception des informations au niveau de cette région (ce qui est le cas chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson), empêche la formation ou l'exécution de conduites ou de mouvements automatiques.

D'autre part, le contexte joue également un rôle fondamental dans la formation des habitudes. En effet, lorsqu'un contexte particulier (ou stimulus) est régulièrement associé à un comportement particulier (ou réponse), cette association stimulus ---> réponse, que l'on peut qualifier de conditionnement, va progressivement s'ancrer dans la mémoire procédurale pour former une habitude.


Il faut donc agir sur le contexte pour modifier nos habitudes?

Les habitudes sont donc fondées sur un apprentissage associatif, c'est-à-dire sur l'association entre un stimulus et une réponse comportementale. En somme, les stimuli définissent un contexte particulier. Par conséquent, le contexte joue un rôle déterminant dans la formation et l'activation des habitudes. Il peut s'agir, par exemple:

  • d'un endroit bien définit;
  • d'une heure précise;
  • de personnes particulières;
  • etc...

Ainsi, l'intention seule n'est pas suffisante pour modifier nos habitudes, et le meilleur moyen de mettre un terme à nos mauvaises habitudes est d'éviter le contexte qui les déclenche. Par exemple, s'il s'agit de renoncer à manger une pâtisserie au retour de son travail, le mieux est encore de modifier son trajet habituel pour ne plus passer devant la boulangerie.

En outre, la façon la plus appropriée pour adopter de nouveaux comportements est de les répéter régulièrement dans un contexte stable. Par exemple, s'il s'agit de pratiquer une activité sportive, le mieux est définir un lieu, une heure et un ou plusieurs jours précis dans la semaine pour pratiquer ce nouveau sport. Celui-ci deviendra alors progressivement une habitude et ne nécessitera plus de motivation particulière pour le mettre en pratique.


Inspiré des travaux de Christian Wolf, de Mark Packard et de Wendy Wood.



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