Accueil > Forum > Les articles des chroniques > Discussion sur: Dépersonnalisation-déréalisation : un syndrome peu connu

Discussion sur:
Dépersonnalisation-déréalisation : un syndrome peu connu


Cette discussion contient 19 messages.

Page : 1-2-3

avatar de nemo Inscrit le 07/12/2017
(3 posts)

Posté le 16/12/2017 à 10h27

Bonjour,

Je pense que vos thèmes, sujets ou débats sont très interessants dans la mesure où cela permet d'enrichir notre savoir. Mais quand il s'agit de l'aide qu'on peut vous aider, il est mieux de consulter un psychologue car le travail du psychologue est un tout qui prend en compte tous les aspects de votre trouble ainsi que de votre personnalité

avatar de justine Inscrit le 23/04/2018
(1 post)

Posté le 23/04/2018 à 15h20

Bonjour,

Je voudrais aussi témoigner mon expérience. Je souffre aussi de dépersonnalisation et dépression sévère après plusieurs événiments tristes de ma vie. Dès le début j'ai perdu mon travail puis mon copain m'a quité et j'ai commencé par perdre l'espérance et petit à petit le goût de vivre. Ainsi j'ai commencé à être dépressive et toujours mal à l'aise. Maintenant je suis sous fluoxétine c'est un antidépresseur bien efficace, il m'aide vraiment à surmonter la dépression, recommencer une nouvelle étape dans ma vie. Je suis devenue plus optimiste et positive. 

avatar de chiara Inscrit le 26/12/2018
(1 post)

Posté le 26/12/2018 à 21h41

Bonjour à tous, 

Comme je comprends tout ce que vous dites. Dépersonnalisation depuis toute petite, c'est très fort maintenant. Dérealisation brutale à 6ans et non causée par une angoisse je le confirme comme on a pu le dire dans la discussion. Depuis j'essais de vivre avec ces moments de crises brutales ou  diffuses, qui durent quelques heures à quelques jours, et qui peuvent apparaître furtivement lorsque la journée est bonne. Cela reste un bruit de fond même en dehors de crises fortes, même si le goût à la vie et la confiance est présente. À force de détresse j'ai des conseils à donner sur comment vivre mieux avec cela : 

Se recentrer sur soi même, sur les sensations internes corporelles, et reconnaître la cohérence qu'il y a entre les forces physiques, cellulaires, hormonales et électriques qui nous permettent de vivre et de ressentir. Se sentir soutenue par cette harmonie, s'aimer... et non tanter de se raccrocher à soi par une image externe de soi même : par les yeux des autres, le miroir, les photos l'affection etc...

Essayer de vivre l'instant présent sans s'attarder devant l'absurde d'une perception. Attention notre cerveau est le plus grand créateur, en jouant avec sa plasticité et son intelligence on est capable de nous créer n'importe quel monde perceptif. Si cet état nous rend curieux alors on l'alimente inconsciemment, on l'amplifie. Si on est curieux, il faut être bien sûr d'avoir des bases solides pour s'y aventurer et pouvoir revenir bien dans ses basquettes après. Si non, on lui dit : ok tu es là mais tu ne m'empêcheras pas de continuer mes objectifs et de vivre pleinement mon chemin de vie, ou de la journée.

L'accepter comme un moyen de solitude qui peut nous apporter richesse, très dur à concevoir lorsqu'on le subit mais c'est à travailler. Avant une certaine dose, cet état peut nous permettre une prise de recul sur la vie et son fonctionnement, il est alors intéressant de lire et philosopher sur des questions existentielles ou comportementales, philosophiques etc... En gardant confiance que l'on trouve toujours une avancée en plus dans nos réflexions. En le pratiquant les jours de crises je vous assure que cela me fait sortir d'un bon degré de ce problème, tant que l'on garde une ligne directrice : l'idée est de s'enrichir et non s'angoisser, se perdre. 

 

Je crois que ce problème peut-être dû à la difficulté d'indiviualisation. Se poser la question sur ce que c'est réellement être un Homme ou une Femme adulte. En dehors du rôle de père, mère, fille et fils. S'individualiser serait pour moi créer par dessus un héritage familial et culturel et non réagir à ce conditionnement, ou le subir. 

 

Le prendre comme une richesse, lorsque cela n'est pas dû à une peur (si non, se poser la question et réfléchir sur la cause de la peur et les possibilités de changement). Richesse car cela peut nous permettre d'avoir des prises de conscience et lorsqu'on l'accepte, ce passage difficile n'est qu' un coéquipier un peu lourd. Il faudrait pouvoir travailler sur le contrôle lors de ces états. S'il arrive à un moment inapproprié par exemple, réfléchir sur les stratégies de compensation pour continuer dans l'objectif de la situation (boulot, relations, etc..)

 

faire une activité artistique. En effet cet état peut-être source d'inspiration pour communiquer profondément sur des émotions au travers la peinture, musique, textes etc... Dont vous serez fier le jour où vous vous sentirez bien, d'avoir pu toucher à cette profondeur là.

 



Page : 1-2-3


Participez à la discussion !