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La définition de Thymie


La thymie correspond à une disposition affective fondamentale qui détermine les réactions émotionnelles et instinctives d'un individu et qui donne à ses cénesthésies et à ses sentiments de vécu corporel une tonalité agréable ou désagréable. Ainsi, la thymie est presque synonyme d'humeur.


L'hypothymie et l'hyperthymie

La thymie peut passer d'un état de transport et de gaieté à un état de ralentissement et de tristesse, selon une évolution oscillante en rapport avec les cycles normaux de la vie biologique. Mais lorsque ces états s'exagèrent, ils deviennent pathologiques. On parle alors d'hyperthymie (ou excitation maniaque), et d'hypothymie (ou dépression).
La cyclothymie est caractérisée par une alternance pathologique de l'humeur, telle qu'on la voit dans la psychose maniaco-dépressive bipolaire. Lorsque les accès se font toujours dans le même sens, on parle de psychose périodique unipolaire. Les troubles thymiques représentent donc des tableaux cliniques extrêmement variés. Depuis la psychose maniaco-dépressive dans son aspect unipolaire ou, au contraire, bipolaire jusqu'aux états dépressifs dits névrotiques (ou réactionnels), on trouve une symptomatologie d'une gravité extrêmement variable.


Les facteurs biologiques impliqués dans les troubles thymiques

Les progrès réalisés ces derniers temps dans les connaissances biologiques ont permis de déterminer des anomalies biologiques, objectivées dans les troubles de l'humeur, par différents tests ou dosages. Henri Lôo a décrit 5 types de facteurs biologiques que l'on retrouve dans ces troubles thymiques:

  • Les monoamines cérébrales: il s'agit de la noradrénaline, de la sérotonine ou de la dopamine.
  • Les activités enzymatiques: certaines touchent les monoamines sans leur être spécialement liées.
  • Les systèmes neuroendocriniens.
  • La répartition et les mouvements hydro-électrolytiques.
  • La physiologie de la membrane, avec l'apparition des notions de sites de liaison et des récepteurs.

Mais c'est surtout la sérotonine qui semble jouer un rôle très important dans les dysfonctionnements thymiques. Aussi, de nombreuses études ont montré que ces derniers pouvaient être, la plupart du temps, assimilés à des syndromes hyposérotoninergiques.
Ainsi, Bo Shopsin a mis en évidence la relation directe entre l'activité d'un tricyclique, l'imipramine, sur l'état thymique et son activité sur la sérotonine, dont il facilite la présence au niveau des synapses cérébrales. On a pu également préciser par différentes études biologiques que le risque de survenue d'un trouble thymique était directement lié à un déficit de la fonction sérotoninergique. D'ou le grand intérêt d'utiliser des médicaments antidépresseurs à activité hypersérotoninergique, non seulement dans le traitement curatif des dépressions mais aussi, à titre préventif, pour éviter une rechute.


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