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La définition de Terreurs nocturnes


Les terreurs nocturnes correspondent à une trouble du sommeil qui survient le plus souvent durant le premier cycle de sommeil (en sommeil lent profond) et qui est se caractérise par une angoisse accompagnée de cris, de pleurs et de gesticulations.


Les caractéristiques de la terreur nocturne

L'enfant est assis dans son lit, se débat contre des visions hallucinatoires. Il n'est pas accessible au contact verbal et semble vivre avec une totale adhésion l'épisode terrifiant. Comme dans la confusion mentale, il inclut les objets et les personnes présents autour de lui dans son onirisme. On constate simultanément des phénomènes physiologiques d'angoisse associant pouls rapide, respiration haletante et sueurs.
La durée de ces terreurs est habituellement de quelques minutes, après lesquelles l'enfant s'endort. Le lendemain, il existe une amnésie complète de l'épisode, qui peut être isolé ou se répéter pendant une période plus ou moins prolongée. Parfois, on peut retrouver des circonstances déclenchantes.


Les autres troubles associés

Les terreurs nocturnes peuvent être associées à d'autres troubles perturbant le sommeil comme l'énurésie, la somniloquie (ou parler nocturne) et le somnambulisme. Il ne faut pas les confondre avec les rêves d'angoisse, qui ne comportent pas de confusion mentale et qui surviennent pendant les phases de sommeil paradoxal (cauchemars).


Les causes des terreurs nocturnes

La fréquence des terreurs nocturnes est évaluée entre 1 et 5% des enfants (âgés le plus souvent de 18 mois à 6 ans), ce que certains auteurs expliquent par l'intense activité physique liée aux conflits intenses de la maturation intellectuelle et affective. Des événements traumatiques pourraient également déclencher des terreurs, comme la naissance d'un puîné, une intervention chirurgicale, une séparation du milieu familial ou un deuil.
Par ailleurs, la persistance de ces troubles du sommeil durant la période de latence (7 à 11 ans) ou leur réapparition à l'adolescence pourraient signifier la constitution d'une pathologie de la personnalité (une névrose ou une psychose). Dans tous les cas, il ne s'agit pas de faire disparaître ces troubles sans évaluer le contexte de leur survenue, la personnalité de l'enfant et son développement.


Les mesures préventives

Les mesures préventives passent par une hygiène du sommeil:

  • Ne pas laisser les enfants dormir dans la chambre des parents après le 6e mois.
  • Respecter les horaires de coucher.
  • Respecter le calme.
  • Aider l'enfant à s'endormir par une présence rassurante et calme, au besoin en racontant une histoire.

Parfois, une psychothérapie est indispensable, quand le trouble est associé à des perturbations de la personnalité. La chimiothérapie doit rester prudente devant les risques d'induire une toxicomanie ultérieure. On doit utiliser des anxiolytiques de préférence aux hypnotiques et des antidépresseurs chez l'adolescent.


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