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La définition de Syndrome postcommotionnel


Le syndrome postcommotionnel correspond à un syndrome neuropsychiatrique survenant à la suite d'un traumatisme crânien, marqué par l'importance de la symptomatologie subjective.


Du syndrome subjectif au syndrome postcommotionnel

En 1916, Pierre Marie a individualisé ce syndrome chez les anciens blessés de guerre de la boîte crânienne. Pendant longtemps, on a parlé de syndrome subjectif des traumatisés du crâne. Aucune lésion objectivable ne venait étayer ces troubles.
Aujourd'hui, il est préférable d'abandonner l'expression syndrome subjectif pour lui substituer celle de syndrome postcommotionnel. En effet, il faut observer le traumatisme crânien sous une double dimension:

  • Le choc physique: de nombreux travaux ont mis en évidence des microlésions cérébrales, qui se traduisent parfois par une symptomatologie clinique légère (discrète asymétrie des réflexes, du tonus musculaire, etc...).
  • Le choc psychoaffectif: il consiste en une réaction intense à la situation, vécue comme angoissante et renvoyant à une image de mort imminente.

Dans cette double acception, le syndrome postcommotionnel réalise, plusieurs semaines après le traumatisme, un tableau clinique assez stéréotypé.


Le tableau clinique

On y retrouve, de façon quasi constante, des céphalées, des troubles de l'équilibre et des sensations vertigineuses, une fatigabilité et une intolérance aux bruits. Par ailleurs, il existe des troubles de l'efficience intellectuelle, des troubles du sommeil, des troubles du caractère et de l'humeur.
L'évolution du syndrome postcommotionnel n'obéit à aucune règle. Cependant, la plupart des troubles s'estompent au-delà de la première année et ne dépassent guère la deuxième année. L'évolution peut aussi se faire vers une organisation névrotique de la personnalité, faisant entrer en jeu la personnalité antérieure de l'individu ainsi que les interactions qui s'établissent entre le blessé et son entourage.
Si une indemnisation du dommage corporel doit se faire, elle peut donc s'envisager selon deux modalités:

  • Soit indemniser rapidement, alors que les troubles ne sont pas consolidés, pour éviter une névrotisation.
  • Soit attendre douze à dix-huit mois pour indemniser des troubles consolidés, mais avec le risque de leur passage à la chronicité.

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