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La définition de Stress


Le stress est un concept très général et a été interprété différemment selon les auteurs. Ce terme évoque la contrainte, la tension imposées à une structure mécanique. C'est dans ce sens que Jean Delay parlait d'un « état de tension aigu de l'organisme obligé de mobiliser ses défenses pour faire face à une situation menaçante ». Par ailleurs, on a coutume de différencier la réaction de stress de l'agent stresseur qui la provoque.


L'histoire du stress

C'est en 1936 que Hans Selye, venu de l'université de Prague et travaillant à Montréal, décrit chez le rat un syndrome non spécifique apparaissant au cours de la phase initiale de ce qui s'appellera plus tard le stress. Il constate que les mêmes lésions sont provoquées par les facteurs d'agression les plus variés (la contrainte, l'injection d'huile de croton ou de formol ou encore d'extraits glandulaires mal purifiés, diverses infections, les hémorragies, les brûlures, le froid, l'anoxie, les fractures, les radiations.
À côté des réactions tissulaires spécifiques aux divers agents agressifs apparaît toujours une série de phénomènes non spécifiques. En 1946, Selye parlera de syndrome général d'adaptation évoluant en trois phases:

  • La réaction d'alarme.
  • La phase de résistance.
  • La phase d'épuisement.

Déjà, Walter Cannon avait adopté la même perspective en proposant le terme d'homéostasie. Pour lui, comme pour Selye, les réactions de l'organisme agressé constituent avant tout un phénomène favorable visant à maintenir un équilibre avec l'environnement. Cannon insistait sur l'élévation des taux de catécholamines en situation d'agression.
L'école chirurgicale française, avec René Leriche, soulignait également l'importance de la réactivité du système adréno-sympathique dans le choc opératoire. Leriche avait recours au blocage localisé du système sympathique par infiltration ganglionnaire de procaïne. C'est en recherchant des composés actifs par voie générale pour contrôler une réaction de stress chirurgical, le choc opératoire, que Henri Laborit utilisa la chlorpromazine, en association avec d'autres inhibiteurs du système nerveux. La chlorpromazine sera le premier des médicaments neuroleptiques.


La physiologie du stress

L'ensemble de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (H.H.S.) est stimulé au cours des réactions de stress, même s'il existe une dissociation de la réponse endocrinienne en fonction du type d'agent stresseur.
L'hormone adrénocorticotrophine (A.C.T.H.) est impliquée dans la régulation de la sécrétion des hormones corticoïdes par les glandes corticosurrénales. L'A.C.T.H. se fixe sur des sites de liaison spécifiques à la surface des cellules corticosurrénaliennes, ce qui déclenche une série de réactions biochimiques aboutissant à la formation de cortisol et de corticostérone à partir du cholestérol. De plus, l'A.C.T.H. libère des prostaglandines E et F, substances dérivées des acides gras intervenant de façon non spécifique dans de multiples fonctions physiologiques, en particulier les réactions de défense immunitaires. La production d'A.C.T.H. est elle-même sous le contrôle du système nerveux central. Une structure sous-corticale, l'hypothalamus, sécrète dans sa partie basale une hormone, appelée Corticotrophine Releasing Factor (CRF), qui vient stimuler la production d'A.C.T.H. par l'hypophyse. Des fibres partant du noyau arqué de l'hypothalamus basal se projettent sur l'éminence médiane, autre structure hypothalamique où s'effectuerait le contrôle de la production d'A.C.T.H.
En réalité, en plus de l'A.C.T.H., toutes les hormones antéhypophysaires semblent mises en jeu lors de l'adaptation au stress. Bien que le stress constitue une réaction non spécifique, il existerait une certaine spécificité du profil de réponse hormonale. Par exemple, la prolactine augmenterait plus lors d'un exercice épuisant que lorsque l'individu est victime d'une infection. La prolactine est impliquée dans de nombreuses réactions de stress.
Par ailleurs, le système limbique, qui regroupe un ensemble de structures corticales et sous-corticales apparues très tôt dans le développement phylogénétique, remplit trois grandes fonctions:

  • La régulation des émotions au niveau du complexe amygdalien.
  • La mémoire et l'affectivité au niveau de l'hippocampe.
  • La régulation du comportement au niveau orbito-frontal.

Le système limbique est donc lieu probable de la mémoire émotionnelle des expériences antérieures e l'individu. Il détermine le type de réaction que l'individu adoptera face à une situation nouvelle.


Les médicaments du stress

Plusieurs classes de médicaments sont utilisées lorsque l'on craint de voir apparaître une pathologie liée au stress:

  • Les corticoïdes et l'A.C.T.H.: ils interviennent dans le mécanisme hormonal du stress physiologique. Lorsque l'on redoute une surstimulation menaçant l'homéostasie, on a recours à ces composés. Une difficulté provient du fait que ces substances affaiblissent les défenses naturelles de l'organisme. Leur maniement donne souvent lieu à discussion.
    Les corticoïdes sont utilisés dans le traitement des états de choc (par exemple, à la suite d'une hémorragie massive) et dans certains troubles de l'immunité. Le cerveau âgé pose un problème particulier. On sait que la personne âgée fait difficilement face aux situations de stress. Sur un plan expérimental, les glucocorticoïdes accélèrent le vieillissement de l'hippocampe et inhibent la pousse des terminaisons neuronales. L'A.C.T.H. aurait l'effet inverse, et son utilisation se justifierait davantage.

  • Les benzodiazépines: la consommation élevée de benzodiazépines dans nos civilisations industrielles est souvent attribuée au grand nombre de stresseurs dans la vie moderne. Ce raisonnement est discutable. Pour de nombreux auteurs, le stress n'est pas un simple équivalent de l'anxiété, dont les benzodiazépines diminuent le niveau. Les benzodiazépines n'antagonisent pas l'ensemble des signes neurovégétatifs, l'augmentation du taux de catécholamines circulantes ni l'hyperfonctionnement de l'axe H.H.S. induit par le stress. Cependant, les tests animaux classiques dans l'étude des médicaments anxiolytiques (par exemple, animal en situation de choix conflictuel) reproduisent des situations de stress.

  • Les bêta-bloquants: pour de nombreux auteurs, ils auraient d'authentiques propriétés antistress. Chez l'animal, ils diminuent de nombreux effets physiologiques du stress expérimental. Les bêta-bloquants antagonisent, au niveau des bêta-récepteurs noradrénergiques, l'action des catécholamines libérées lors du stress. Cet effet se traduit notamment sur le plan cardio-vasculaire (ralentissement du pouls). En plus de leur effet périphérique, ces composés, lorsqu'ils sont liposolubles et franchissent la barrière hémato-encéphalique, ont un effet de type anxiolytique au niveau du système nerveux central. On les emploie volontiers par prévention.

  • Les autres composés: d'autres composés ont été proposés. Il existe des anxiolytiques non benzodiazépiniques . Certaines substances n'ont pas fait la preuve de leur efficacité, en particulier l'alcool, la vitamine C, les antiprolactines et les antagonistes des opiacés.

Les facteurs de stress

Le bruit est souvent incriminé comme facteur de contrainte lié à la vie moderne et responsable de troubles divers en dehors même de la sphère auditive. Le bruit est un son inopportun, apportant une gêne. Ce n'est pas seulement son intensité qui entre en ligne de compte mais sa nature, le contexte dans lequel il est émis et la personnalité de celui qui en souffre.
Parmi les effets extra-auditifs du bruit, on relève notamment des effets cardio-vasculaires, des effets respiratoires et des troubles digestifs fonctionnels. Au niveau des fonctions supérieures, en dehors même des troubles de l'attention et de la mémoire observés au moment où une tâche est effectuée en situation bruyante, il existe des effets retardés, postérieurs à l'exposition au stresseur. Ces effets sont plus importants lorsque la tâche implique une résistance à la frustration, lorsque l'individu doit interpréter des informations conflictuelles et qu'il n'exerce pas de contrôle sur le bruit. Aussi, les bruits de faible intensité produisent les mêmes effets que les bruits intenses si les crêtes de bruit sont impossibles à prédire. La possibilité pour l'individu d'arrêter l'expérience en appuyant sur un bouton réduit les effets du bruit, même s'il n'a pas recours à cette possibilité.
Le bruit induit une activation de l'organisme, probablement liée à une activation du système nerveux sympathique. Il conduit également à une surcharge d'information qui oblige l'individu à adopter une stratégie pour faire face à la situation. Cette stratégie conduit paradoxalement à une amélioration des performances, mais seulement lorsque les tâches ne sont pas trop complexes. Aussi, en fonction de leur personnalité, les individus adoptent des stratégies différentes. Ainsi, soumis à une tâche double, les introvertis continuent en situation bruyante à accorder plus d'attention à la tâche désignée comme prioritaire, contrairement aux extravertis. Les extravertis résistent moins aux conditions environnementales.
La chaleur peut également être à l'origine de réactions d'intolérance, caractérisées notamment par des nausées, des paresthésies et parfois une perte de connaissance. Parallèlement apparaissent d'importantes variations hormonales, traduisant la réaction de stress non spécifique. En effet, si la chaleur entraîne une élévation des hormones régissant l'équilibre hydro-minéral, le cortisol, indicateur de stress, apparaît comme un indice sensible de l'intolérance à la chaleur. En effet, l'augmentation du cortisol sanguin précède de peu l'apparition de la gêne subjective éprouvée par les individus soumis à la chaleur. Cette augmentation est plus précoce en présence de facteurs de stress surajoutés (une posture inconfortable, une atmosphère confinée, etc...).
Par ailleurs, de nombreux facteurs de stress ont été étudiés expérimentalement.


Les réaction pathologiques

Le stress ne conduit pas inéluctablement à un état pathologique. Aussi, Selye parle de stress sans détresse dans les processus normaux d'adaptation. En fait, l'évolution éventuelle vers une maladie du stress dépend des capacités de l'individu à faire face et à s'adapter.
Le stress peut conduire directement à une maladie de l'adaptation. Plus souvent, il vient s'associer à d'autres agents pathogènes (par exemple, infectieux). On explique ainsi la guérison spontanée de tel patient quand un autre succombe à la même maladie. Aussi, plusieurs modèles rendant compte des réactions de stress peuvent mener à un état pathologique. Il est possible de proposer la classification suivante:

  • Le modèle neuro-endocrinien: au cours de la troisième phase du syndrome général d'adaptation, dite phase d'épuisement, l'organisme ne dispose plus des réserves suffisantes pour se défendre contre la maladie. Par ailleurs, la réponse neuroendocrinienne, en particulier si le stress se prolonge ou se répète, devient nocive. Le monde moderne ne permet plus de recourir aux comportements archaïques de combat ou de fuite auxquels la réaction biologique d'alarme préparait l'organisme. Pour Selye, la réponse à l'agression peut être syntoxique (tolérance) ou catatoxique (destruction de l'agresseur). Elle peut mener à une distorsion au niveau surrénalien, avec passage d'une sécrétion de glucocorticoïdes anti-inflammatoires à une sécrétion de minéralo-corticoïdes pro-inflammatoires.
    Dans le syndrome local d'adaptation, le stress touche seulement un organe particulier. La réaction inflammatoire localisée a pour but de circonscrire le danger et de permettre la destruction de l'agresseur (par exemple, une infection se limitera à un abcès et ne donnera pas une septicémie). Mais lorsqu'il est trop important, le stress local déclenche le syndrome général d'adaptation.

  • Le modèle des événements de vie: Richard Rahe et Thomas Holmes ont tenté de faire correspondre les changements intervenus dans l'existence de marins de l'US Navy et les maladies qu'ils ont présentées à la même période. Ils auteurs ont pu proposer un classement des événements de vie.
    D'autres auteurs, notamment l'école épidémiologique anglaise, ont mis en relation les événements existentiels stressants et le déclenchement de troubles somatiques ou psychiques. Toutefois, de nombreuses critiques ont été faites à ce modèle. En effet, les questionnaires prennent en compte des événements ponctuels et non des stresseurs à long terme. Les événements incriminés représentent la moyenne d'un échantillon particulier. En outre, le poids de l'événement n'est pas le même pour deux individus, qui diffèrent par leur manière de maîtriser la situation et par le soutien qu'ils reçoivent de leur entourage. De fait, les événements ne permettent pas de prédire les troubles (dépression, anxiété, alcoolisation, etc...) dont souffriront les individus. La réponse affective au stresseur social n'est pas spécifique d'un événement, elle est spécifique d'un individu.
    Par ailleurs, un problème méthodologique dont Eugene Paykel a tenté de tenir compte est l'indépendance de l'événement de vie par rapport au trouble psychologique qu'il est censé avoir déclenché. Si le divorce favorise la dépression, la dépression favorise le divorce. Il faut être certain que la pathologie ne préexistait pas à l'événement de vie pour tirer une conclusion valide de ce type d'étude.

  • Le modèle de Laborit: il traite de l'inhibition de l'action. Chez l'animal, lorsque l'attente d'une récompense sous la forme d'un aliment n'est pas satisfaite, un ensemble de réactions au niveau du système nerveux central transforme l'excitation en inhibition. Le système nerveux garde en mémoire ces expériences de gratification et de punition. Henri Laborit pense que le territoire dans lequel vit l'individu est l'espace dans lequel se déroule une compétition stressante pour les sources de gratification. L'inhibition de l'action et l'angoisse favorisent les maladies psychosomatiques, comme l'ulcère gastrique.

  • Le modèle d'Horowitz: pour Mardi Horowitz, plusieurs systèmes sont en jeu dans la réponse à un facteur de stress: le système d'activation (il garantit un éveil suffisant pour assimiler l'information), le système idéationnel (il compare l'événement vécu aux représentations intériorisées de soi et du monde), le système émotionnel (il doit régler un éventuel conflit intrapsychique déclenché par l'événement) et le système de contrôle (il permet d'adapter la réaction aux possibilités de l'individu).
    Lorsque le stress est trop important, ce système peut abaisser le niveau d'activation, amenant une inhibition comportementale et un déni du problème. Le dysfonctionnement d'un de ces systèmes est cause de maladie.

  • Le modèle bio-psycho-social: ce modèle, qui donne une égale importance aux trois variables: biologique, psychologique et sociale, est sans doute trop général pour éclairer la physiopathologie du stress. Il garde une importance historique. Adolf Meyer avait défini, au début du XXe siècle, une méthode psychobiologique s'appuyant sur l'établissement des Life Charts, observations reprenant minutieusement les expériences existentielles des patients. Pour Meyer, la maladie mentale provenait d'un trouble de l'adaptation à l'environnement. Il fallait modifier les comportements stéréotypés des patients et l'environnement lui-même si l'on voulait les guérir, d'où l'idée d'une hygiène mentale et d'une prévention de la maladie psychique. L'école épidémiologique américaine, formée d'élèves de Meyer, a continué à s'intéresser aux facteurs sociaux qui seraient à l'origine de la maladie mentale dans un environnement sociologique particulier.
    Le nom de George Engel est également attaché à ce type de modèle bio-psycho-social qui distingue, dans une perspective longitudinale, les facteurs favorisant la maladie avant son déclenchement et les facteurs déclenchants proprement dits.

Le coping

La réponse à un stresseur dépend de nombreux facteurs (les expériences antérieures, l'autoappréciation de ses propres capacités, la motivation, etc...). Aussi, le terme coping désigne cette manière de faire face à une situation stressante et de la maîtriser. Le coping peut consister, soit en une réponse directe: l'élimination de la source de danger, soit en une réponse palliative: la simple réduction de la perception du danger (le déni, le recours à des médicaments anxiolytiques, etc...).
Pour Holger Ursin et Seymour Levine, trois paramètres influencent le coping:

  • Le contrôle: les rats de laboratoire qui ont la possibilité d'éviter un choc électrique en appuyant sur un levier présentent moins de manifestations biologiques de stress. On a également montré que, dans certaines conditions, les spectateurs d'une compétition sportive disputée présentent également plus de réactions biologiques de stress que les joueurs sur le terrain.

  • Le feedback: le stress diminue d'intensité lorsque l'individu est informé du déroulement de l'expérience stressante. Ainsi, lorsqu'un signal annonce la fin d'un choc électrique chez l'animal de laboratoire, les ulcérations gastriques sont moins importantes. Cette notion se rapproche de la réévaluation subjective de la situation de stress en cours de réponse.

  • La prédiction: lorsqu'on prévoit la survenue du stress, les réactions sont de moindre intensité. Cependant, des expériences contraires ont été rapportées, la prédiction pouvant susciter une anxiété anticipatoire.

Le coping est un mécanisme avant tout d'ordre psychologique qui influence les réponses du système nerveux et du système endocrinien. Il peut se perfectionner avec l'apprentissage. Parallèlement à cet apprentissage, la répétition de stimulus stressants identiques conduit à l'habituation, c'est-à-dire que l'intensité des réponses hormonales diminue.
On a pu différencier deux étapes dans la réaction de stress:

  • La réaction phasique: lorsque le stress est de courte durée.
  • La réaction tonique: lorsque le stress se prolonge.

C'est seulement dans cette phase tonique que le coping s'avère efficace. Par ailleurs, on a recours à des critères comportementaux et biologiques pour apprécier l'efficacité du coping. L'évolution de ces paramètres n'est pas toujours parallèle. Ainsi, dans le modèle animal de séparation du jeune singe d'avec sa mère, le comportement de détresse (prostration, diminution des activités de toilette, autoréchauffement, etc...) s'accompagne d'une élévation marquée du taux sanguin de cortisol. Cependant, lorsque le jeune singe, séparé de sa mère, est laissé dans son environnement habituel avec ses congénères, les signes comportementaux restent discrets alors que le taux de cortisol s'élève. En réalité, lorsqu'on isole le jeune primate de ses semblables, on ajoute un nouveau facteur de stress à la séparation d'avec la mère: le jeune singe est rejeté par le groupe.


Le stress en situation exceptionnelle

Les situations d'exception sont diverses: prisons, stations d'observation isolées, sous-marins à grand rayon d'action, stations polaires, voyages dans l'espace, etc... Elles entraînent des baisses de motivation, des troubles de la sociabilité, de l'humeur et du sommeil.
En situation de catastrophe (catastrophe naturelle, accident technologique majeur, mouvements de foule, etc...), un stress primaire, conséquence directe de la catastrophe, s'observe chez les sinistrés, et un stress secondaire chez les sauveteurs. En outre, une prostration ou des comportements aberrants s'observent chez les victimes. De même, une désorganisation des secours et des ordres contradictoires peuvent prendre le masque d'une activité fébrile.
On peut également classer le sport de haut niveau parmi les situations d'exception. Le sportif voit alors son rôle hypervalorisé. Il est dépendant de son entourage. Son mode de vie est éprouvant, avec de fréquents déplacements et des changements de fuseaux horaires. La compétition élève le niveau d'anxiété jusqu'au point où les performances peuvent se dégrader. Le sportif incapable de faire face au stress présentera des troubles d'allure cyclothymique, avec parfois une agitation pseudo-maniaque. Ses performances deviennent alors irrégulières. Sa santé physique le préoccupe et des troubles fonctionnels offrent des excuses à l'échec tant redouté.
Lorsque ces situations extrêmes sont prévisibles, une sélection des individus ainsi qu'une préparation individuelle et collective permettent de minimiser les conséquences nocives du stress. Ainsi, Donald Meichenbaum a proposé une prévention du stress par le Stress Inoculation Training. L'individu apprend à se relaxer, à améliorer ses capacités d'autoévaluation par des techniques inspirées de la thérapie cognitive de Beck, à résoudre mentalement des problèmes liés au stress, à recourir à l'autosuggestion. Aussi, une phase d'application met en oeuvre plusieurs techniques comportementales, depuis les jeux de rôle jusqu'aux exercices de simulation.


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