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La définition de Sexualité



La sexualité en biologie

En biologie et en psychophysiologie, la sexualité désigne l'ensemble des phénomènes sexuels ou liés au sexe, que l'on peut observer dans le monde vivant. Le gonochorisme (ou séparation des sexes), comporte non seulement la différenciation du germen, mais aussi celle, plus ou moins marquée, du soma. L'individu mâle et l'individu femelle d'une même espèce se distinguent par deux sortes de caractères sexuels:

  • Les caractères sexuels primaires: ils englobent tous les organes directement liés à la production, à l'émission et à l'échange des gamètes. Ils comprennent donc les gonades, les tractus génitaux, les organes d'accouplement. Ils se forment avant la période de maturité sexuelle (ou puberté).

  • Les caractères sexuels secondaires: ce sont des caractères somatiques qui ont des rapports variables avec la formation génitale. Ils se développent seulement à la puberté et sont signalétiques de la maturité sexuelle (développement des seins, de la barbe, etc...). Ils sont tantôt permanents, et responsables du dimorphisme sexuel, tantôt transitoires, et ne se manifestent que pendant les périodes de reproduction, coïncidant avec le phénomène du rut.

La sexualité en psychanalyse

En psychanalyse, la sexualité correspond à l'ensemble des diverses modalités liées à la satisfaction sexuelle. La psychanalyse a fait de la sexualité un concept majeur de sa théorisation en posant l'existence d'une sexualité infantile, en la différenciant de l'activité génitale et en soulignant ses liens intimes avec le langage humain et avec le phallus.
La sexualité humaine se caractérise par la mise en jeu des pulsions. Celles-ci, même si elles s'étayent sur les besoins de l'organisme, au contraire des instincts, n'ont pas d'objet privilégié. Ainsi, la sexualité humaine n'est pas déterminée dans une complémentarité. Il n'y a pas d'objet sexuel et l'inconscient ignore l'autre comme tel. Aussi, les pulsions peuvent viser un plaisir d'organe, sans autre, tel le suçotement, la rétention des fèces. Elles sont alors liées aux activités infantiles génératrices de plaisir.
Ces caractéristiques permettent de rendre compte des perversions sexuelles qu'il faut soigneusement différencier de la perversion comme structure, où prévaut un mode de satisfaction partiel, non unifié et ordonné par le phallus. On peut alors parler de prévalence anale, orale, ou visuelle. La sexualité suppose une énergie sexuelle que la psychanalyse désigne du nom de libido, indépendante du biologique. Le terme même de sexualité infantile pose une question de fond. En effet, s'il est indéniable que les diverses composantes pulsionnelles élaborées dans l'enfance formeront le socle de la sexuation et des particularités de l'exercice sexuel chez l'adulte, il n'y a aucune commune mesure entre le sens du sexuel chez l'enfant et chez l'adulte. C'est ce qu'avait bien précisé Sándor Ferenczi dans un article de 1933, intitulé Confusion de langue entre les adultes et les enfants.


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