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La définition de Sensoriel


Sensoriel se dit de ce qui se rapporte aux organes des sens, aux structures nerveuses qu'ils mettent en jeu et aux messages qu'ils véhiculent.


La composition des structures sensorielles

Les structures sensorielles comportent:

  • Un récepteur: il s'agit le plus souvent d'une cellule (ou un groupe de cellules) épithéliale différenciée (par exemple, le bourgeon du goût pour la gustation, la cellule ciliée pour l'audition). Mais ce peut être également une terminaison nerveuse elle-même (par exemple, la terminaison libre pour sa sensibilité thermique et nociceptive).
  • Une fibre sensitive afférente: elle relie le récepteur au système nerveux central.
  • Différents relais étagés dans le système nerveux central: ils aboutissent au cortex cérébral où la perception se réalise.
  • Un système de contrôle efférent: il permet de régler le niveau de détection des récepteurs.

Ainsi, lors de la perception d'un niveau sonore élevé, la contraction des muscles de l'oreille moyenne diminue les possibilités de vibration du tympan pour minimiser les risques de lésion sonore. Les différentes modalités sensorielles sont la vue, l'audition, l'équilibration, la gustation, l'olfaction, la sensibilité générale et, chez les poissons, l'électrolocalisation.


Le conditionnement sensoriel

Il s'agit d'un conditionnement qui s'établit par la simple conjonction de deux stimulus, le premier permettant alors d'anticiper le second. Supposons qu'on ait présenté à un animal de façon conjointe deux stimulus qui, par eux-mêmes, sont neutres (par exemple, une lumière et un son), cette conjonction des deux stimulus neutres étant réalisée en l'absence de tout stimulus inconditionnel. La question posée est maintenant de savoir s'il s'est établi une liaison entre la lumière et le son.
Pour en juger, on fera ensuite de l'un des deux stimulus (par exemple, le son), un stimulus conditionnel ordinaire, en le faisant suivre, au cours d'une autre séance, par une stimulation électrique, et en créant par ce moyen, par exemple, un conditionnement d'échappement. Si l'on présente ensuite la lumière, qui n'a jamais été accompagnée par la stimulation électrique, et si l'on observe qu'elle produit, elle aussi, le conditionnement d'échappement, on conclura parfois qu'il s'était préalablement établi un conditionnement sensoriel entre la lumière et le son.
Les béhavioristes parlent parfois à ce sujet de préconditionnement sensoriel, justement parce qu'on ne peut le mettre en évidence qu'au moyen d'une seconde étape incluant un comportement, alors que la liaison son-lumière n'en inclut aucun. Mais le terme conditionnement sensoriel est tout autant utilisé.
Il semble qu'il soit possible, au moins chez la plupart des mammifères, d'établir un tel conditionnement dans ces conditions, bien que cela soit plus difficile que pour un conditionnement ordinaire. Cela s'explique par le fait que le second stimulus n'a pas originellement de valeur biologique (n'est pas un stimulus inconditionnel). En fait, le conditionnement sensoriel s'établit le mieux dans les espèces qui ont de très bonnes capacités cognitives, pour l'essentiel les singes supérieurs et l'homme. On peut alors trouver préférable de parler d'une activité cognitive d'anticipation plutôt que de conditionnement.
Par ailleurs, le conditionnement sensoriel peut être mis en évidence de façon électrophysiologique par l'intermédiaire du conditionnement de la réaction d'éveil.


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