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La définition de Placement



Le placement d'office

Il s'agit de l'internement d'un malade mental en service de psychiatrie habilité, ordonné par l'autorité publique. En France, le placement d'office a été instauré et organisé par la loi du 30 juin 1838. Jusqu'en juin 1990, il constituait, avec le placement volontaire, le deuxième régime d'internement possible des malades mentaux. Avant la loi du 27 juin 1990, il représentait 2% des admissions en psychiatrie. Le placement d'office était l'internement d'un malade mental qui « compromettrait l'ordre public ou la sûreté des personnes », en exécution d'un arrêté préfectoral. Toutefois, en cas de danger imminent, les commissaires de police à Paris, et les maires dans les autres communes, pouvaient prendre des mesures provisoires, à la charge d'en référer dans les vingt-quatre heures au préfet qui devait statuer sans délai.
Le placement faisait l'objet de nombreux contrôles:

  • Inscription sur un registre spécial de l'établissement de tous les renseignements administratifs et des certificats médicaux concernant l'hospitalisation.
  • Visites régulières de l'établissement par des magistrats, le maire et des représentants du préfet.
  • Possibilité à toute personne, y compris le patient, d'écrire au préfet, au procureur de la République ou au président du tribunal de grande instance.
  • Possibilité de sortie immédiate, par décision du préfet ou du président du tribunal de grande instance.

La loi du 27 juin 1990 remplace le placement d'office par l'hospitalisation d'office.


Le placement familial

Il s'agit d'une modalité de prise en charge médico-sociale par laquelle un enfant ou un adulte atteint d'affection mentale est confié à une famille spécialisée à temps plein ou seulement pour la nuit (s'il est, par ailleurs, suivi dans une structure thérapeutique de jour).
D'abord utilisés pour les enfants inadaptés, et organisés autour d'un institut médicopédagogique, ces placements familiaux spécialisés se sont étendus à des enfants psychotiques graves traités en hôpital de jour. Dans le milieu familial nourricier, la femme a généralement le statut d'assistante maternelle quand les deux parents n'ont pas celui d'éducateur, ce qui est de plus en plus fréquent. Les parents naturels peuvent généralement reprendre leur enfant pendant le week-end chaque fois que cela est possible.
Bien entendu, une telle prise en charge ne prend son intérêt que dans le cadre d'une équipe de psychiatres, de psychologues, d'assistants sociaux, d'éducateurs et d'infirmiers travaillant en commun avec les parents nourriciers, comme on le fait maintenant dans beaucoup d'intersecteurs. Cependant, la question de l'ambiguïté du rôle de ces assistants nourriciers reste posée. En effet, ont-ils un rôle parental (maternel ou paternel), ou bien un rôle thérapeutique? Les deux peuvent-ils se confondre sans risque de double lien et autres confusions, rendant périlleuses et aléatoires les identifications de l'enfant?
Par ailleurs, ces placements spécialisés pour adultes revêtent les aspects les plus divers et concernent aussi bien des psychotiques chroniques que des toxicomanes ou des handicapés déficients mentaux. Ils se multiplient, apparaissant dans de nombreux secteurs en s'articulant avec la création de structures intermédiaires multiples, contribuant à vider de plus en plus le vieil hôpital psychiatrique. Prenant eux aussi leur plein intérêt dans le cadre d'un travail d'équipe, et dans la communauté et le territoire d'un secteur, ils méritent bien leur qualificatif de thérapeutique.


Le placement volontaire

Il s'agit de l'internement d'un malade mental en service de psychiatrie habilité, à la demande de l'entourage. En France, le placement volontaire a été instauré et organisé par la loi du 30 juin 1838. Jusqu'en juin 1990, il constituait, avec le placement d'office, le deuxième régime d'internement possible des malades mentaux. Jusqu'en 1990, il représentait moins de 8% des entrées en milieu psychiatrique.
Le placement volontaire était une hospitalisation forcée, qui n'était pas ordonnée par l'autorité publique mais effectuée à la demande de l'entourage du patient (la famille, les amis, les voisins). Le placement volontaire a été remplacé, avec la nouvelle loi du 27 juin 1990, par l'hospitalisation à la demande d'un tiers.


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