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La définition de Neuro-endocrinologie


La neuro-endocrinologie correspond à l'étude de l'interaction entre le système nerveux central et le système endocrinien.
Le cerveau est un organe sécrétoire dont les hormones régulent les fonctions endocrines de l'organisme, notamment par l'intermédiaire de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien. Certaines de ces hormones sont des neurotransmetteurs dits peptidergiques. Ces derniers interviennent dans le fonctionnement du cerveau parallèlement aux classiques neurotransmetteurs monoaminergiques.


La psycho-endocrinologie

Au cours de la vie fœtale, les hormones circulantes affectent la maturation du cerveau. Aussi, la psycho-endocrinologie, qui est une branche de la neuro-endocrinologie, s'est intéressée au fonctionnement endocrinien dans les états psychiques normaux et pathologiques. Ainsi, le phénomène de stress correspond à une hyperactivité de l'axe hypothalamo-médullo-surrénalien.
Par ailleurs, en psychopathologie et pour ne parler que des états dépressifs, plusieurs affections endocriniennes peuvent être à l'origine de la pathologie dépressive, en particulier les maladies de la thyroïde, des corticosurrénales, de la parathyroïde, et de l'hypophyse. On connaît aussi la fréquence des dépressions chez la femme au moment de la ménopause, lorsque les taux de certaines hormones sexuelles diminuent. Cependant, ce sont surtout les dosages de diverses hormones qui ont retenu l'attention des psychiatres à la recherche de marqueurs biologiques de la maladie mentale. Ces dosages peuvent être statiques ou dynamiques. Dans le second cas, la réaction d'un axe endocrinien à une perturbation artificielle est analysée.
Par ailleurs, s'il n'existe pas aujourd'hui de marqueurs biologiques des grands syndromes psychiatriques, la neuro-endocrinologie accumule des indices de dysfonctionnement correspondant peut-être plus à des comportements pathologiques transnosographiques qu'aux syndromes répertoriés par la tradition clinique.


Le cas du test de freination par la dexaméthasone (ou DST)

Par exemple, l'étude de l'évolution du taux plasmatique de cortisol après administration de 1 mg de dexaméthasone constitue le test de freination par la dexaméthasone (ou DST). Ce test, destiné à l'origine à mettre en évidence l'hypercorticisme du syndrome de Cushing, a suscité un engouement considérable lorsqu'on s'est aperçu que les patients déprimés étaient non suppresseurs, c'est-à-dire que, chez eux, contrairement aux sujets normaux, dits suppresseurs, le taux de cortisol ne s'abaissait pas après administration de dexaméthasone.
Ainsi, le DST a été administré à plus de douze mille patients dans les publications des dix dernières années. Malheureusement, il est apparu inutilisable en pratique comme marqueur biologique d'un état dépressif. Peu spécifique, il est positif (non-suppression) dans de nombreux autres troubles mentaux et dans les situations de stress. Cependant, le DST a eu le mérite d'objectiver un dérèglement de l'axe hypothalamo-hypophysosurrénalien dans la dépression, que l'on continue à explorer à d'autres niveaux.


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