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La définition de Lobotomie


La lobotomie est une technique de psychochirurgie. Elle consiste à sectionner les fibres d'un lobe du cerveau.
Ce terme lobotomie est surtout employé dans le sens de lobotomie préfrontale. La section, totale (lobotomie) ou partielle (leucotomie), touche les faisceaux blancs unissant le cortex préfrontal au reste du cerveau, en particulier au thalamus.


Les méthodes de la lobotomie

En général, l'intervention est bilatérale. Autrefois, elle était réalisée à l'aveugle à l'aide d'un trocart mousse (le leucotome) introduit par l'orifice de trépanation. Les lésions corticales étaient moins importantes que dans la lobectomie frontale. Celle-ci consistait à exciser les tissus.
D'autres méthodes de lobotomie ont également été utilisées (thermiques, chimiques, radioactives). Dans la voie d'abord transorbitaire, le leucotome était introduit par le cul-de-sac conjonctival supérieur puis déplacé dans un plan frontal, le temps d'une brève anesthésie.


L'histoire de la lobotomie

Historiquement, la lobotomie doit beaucoup au neurologue portugais Egas Moniz, qui reçut le prix Nobel pour ses travaux en 1949.
Par la suite, les interventions devinrent plus sélectives, en particulier au niveau de l'amygdale dans les cas d'agressivité chez l'adulte et d'hyperkinésie chez l'enfant.
La lobotomie préfrontale bilatérale était surtout proposée aux schizophrènes résistant aux autres thérapeutiques. Cependant, les meilleures indications paraissaient être les troubles thymiques, les névroses obsessionnelles et les états anxieux chroniques. Les résultats paraissaient bons dans 40% des cas et assez bons dans 35% des cas. Seuls 5 à 10% des patients présentaient une épilepsie séquellaire.


La lobotomie aujourd'hui

Actuellement, devant l'efficacité des psychotropes et en raison de considérations éthiques, la psychochirurgie est devenue une méthode d'exception, même aux États-Unis où elle gardait le plus de partisans. La lobotomie préfrontale est parfois proposée dans les formes extrêmement graves de troubles obsessionnels-compulsifs: elle est alors partielle et souvent associée à des lésions cingulaires. Elle a pu être utilisée aussi dans certaines formes de schizophrénie schizo-affective ou pseudo-névrotique. Enfin, la psychochirurgie, en dehors de la lobotomie, reste indiquée dans certaines épilepsies rebelles responsables de troubles du comportement.


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