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La définition de Latéralité


La latéralité désigne une préférence, dans l'utilisation des récepteurs ou des effecteurs, de l'une des moitiés, droite ou gauche, du corps.


Le repérage de la latéralité

L'exemple le plus illustre de la latéralité est la préférence pour l'utilisation de la main droite chez la grande majorité des individus. Mais la latéralité se manifeste aussi pour l'usage des pieds et également, dans le domaine sensoriel, par la prédominance d'un œil, d'une oreille, sur l'autre. Aussi, différentes tests permettent de déterminer la latéralité d'un individu:

  • Pour la latéralité manuelle: on peut observer quelle main est utilisée pour écrire, dessiner, se peigner, etc... On peut également demander à la personne de lancer une balle, de ramasser un objet, etc...
  • Pour la latéralité des pieds: on peut demander à l'individu de taper dans un ballon.
  • Pour la latéralité oculaire: on peut observer quel œil la personne utilise dans des exercices de visée monoculaire.

Par ailleurs, la latéralité a des fondements neurologiques. Elle dépend du degré de dominance de l'un des hémisphères cérébraux sur l'autre. Par exemple, c'est l'hémisphère gauche qui est dominant chez les droitiers. Aussi, la latéralité paraît être en partie héréditaire, notamment en ce qui concerne la gaucherie. Mais elle est aussi déterminée en partie par l'éducation, qui tend parfois à privilégier l'usage de la main droite. On a reconnu que cette pression éducative n'était pas souhaitable. En effet, une action éducative insistante qui s'oppose à la latéralité naturelle peut provoquer certains troubles du comportement, notamment le bégaiement. Il est donc préférable que les enfants soient nettement latéralisés, de façon stable, et qu'ils le soient du même côté pour l'ensemble de leurs récepteurs et de leurs effecteurs.
Enfin, une rééducation motrice peut être envisagée pour les personnes mal latéralisés.


La latéralité chez le nourrisson

Les études portant sur la latéralité chez le nourrisson s'inscrivent dans deux problématiques complexes:

  • Celle des relations entre activité spontanée et activité finalisée.
  • Celle des liens entre spécialisation hémisphérique et latéralité distale.

De façon générale, l'activité motrice spontanée des nouveau-nés n'est pas plus intense d'un côté du corps que de l'autre. Pourtant, la tête est tournée plus souvent vers la droite. En effet, dans la position de l'escrimeur, habituelle chez un nouveau-né couché sur le dos, le visage est tourné vers la droite, le bras droit étendu alors que le bras gauche est fléchi. Ainsi, la plus grande tonicité des muscles axiaux droits peut être interprétée comme un signe de dominance. D'ailleurs, certains auteurs voient dans cette position l'origine d'une latéralisation droite lorsqu'il s'agit de coordonner vision et préhension. De plus, le jeune enfant éprouve une difficulté certaine à aller saisir un objet situé de l'autre côté du plan médian de son corps. Ainsi, pour juger de la main dominante, il faut tenir compte de l'emplacement de l'objet à saisir.
Par ailleurs, les corrélations observées, du point de vue de la latéralisation, entre parents et enfants, confortent l'hypothèse d'une transmission génétique de la dominance latérale. Toutefois, des influences environnementales peuvent venir très précocement soutenir ou contrer la programmation génétique. Ainsi, de multiples facteurs peuvent rendre compte de l'établissement très précoce d'une dominance majoritairement droite.


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