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La définition de Imagerie cérébrale


L'imagerie cérébrale désigne l'ensemble de moyens d'investigation à l'aide de techniques reposant sur l'émission de différents types de rayonnement. Personne ne pourrait actuellement affirmer un diagnostic de dégénérescence cérébrale, d'accident vasculaire ou hémorragique, sans confirmer et compléter le recueil de signes cliniques par l'une des techniques de l'imagerie cérébrale, qui constitue une aide indispensable au diagnostic.


Le scanner

Il s'agit d'un système d'imagerie qui mesure l'atténuation des rayons X à travers un tissu. Cette atténuation est le résultat de phénomènes d'absorption variés et de dispersion des rayons. Ainsi, la visualisation des tissus cérébraux permet non seulement d'éliminer des diagnostics différentiels tels que tumeurs bénignes ou malignes, hémorragies, encéphalopathies, mais également de mieux visualiser des anomalies cérébrales déjà inscrites dans certaines pathologies mentales.
Dans la schizophrénie, plusieurs études ont démontré un élargissement des ventricules latéraux. Ceux-ci sont des espaces remplis de liquide céphalo-rachidien situés à proximité de structures cérébrales centrales comme le thalamus, l'hypothalamus, le système limbique et les ganglions de la base. Des anomalies de développement de toutes ces structures, qui peuvent être impliquées dans les anomalies développementales habituellement décrites dans la schizophrénie, conduisent, le plus souvent par un processus atrophique des tissus mous en regard, à un élargissement des ventricules latéraux. Quant aux zones atrophiques habituellement décrites, la plupart des auteurs signalent une atrophie frontale ou temporale sans relation avec l'âge ou le traitement neuroleptique. De même, une asymétrie cérébrale a été retrouvée avec un hémisphère gauche plus dense que le droit.
Dans la pathologie dépressive, les résultats des investigations au scanner sont beaucoup moins probants. Il aurait été retrouvé un élargissement ventriculaire chez les patients déprimés ayant une symptomatologie délirante.
Ainsi, le scanner est une technique probante pour définir des changements de structures intracérébrales, et de haute valeur pour le diagnostic différentiel dans le cas de lésions cérébrales à désordres psychologiques dominants.


La résonance magnétique nucléaire (ou R.M.N.)

Les propriétés ou la structure d'un tissu peuvent être observées à travers le changement qu'occasionne un composant atomique placé dans un champ magnétique. Comme le scanner, la R.M.N. procure une image claire des structures cérébrales et des tissus, telle que pouvaient en donner auparavant des coupes anatomiques post mortem. Elle ne nécessite pas d'émission de radiations ionisantes dans le corps. L'excellente résolution permet de voir parfaitement la substance grise, la substance blanche, permet une visualisation de structures relativement fines comme les nerfs crâniens, les noyaux des ganglions de la base ou les structures limbiques.
En ce qui concerne la pathologie schizophrénique, à côté des travaux confirmant l'existence de dilatations ventriculaires chez certains individus, la littérature fait état, soit de modifications des régions temporales, soit de modifications plus diffuses du cortex.


L'exploration du fonctionnement cérébral régional

Elle repose sur l'application de trois techniques d'imagerie cérébrale:

  • La tomographie par émission de positons (ou PET): un radioélément est incorporé dans une molécule biologiquement active. L'étude de la distribution cérébrale de ce produit permet d'obtenir des informations sur les processus physiologiques dans lequel il est impliqué. L'étude au PET permet une résolution spatiale théorique d'environ 2 à 3 mm. Elle permet de mesurer de manière quantifiée le métabolisme régional ou les débits sanguins régionaux. Comme le scanner ou la R.M.N., le PET apporte un bénéfice considérable au diagnostic et au suivi clinique ou pharmacologique de nombreuses affections.
    Par ailleurs, la PET est indiquée pour la mesure de l'activité neuronale localisée. Elle opère en évaluant la consommation d'énergie corrélée généralement au flux sanguin cérébral. Cette approche permet la localisation de lésions ischémiques cérébrales ou de foyers épileptiques. Dans une perspective fonctionnelle, cette approche permet d'évaluer la participation de certaines régions cérébrales lors de tâches neuropsychologiques (fluence verbale, mémorisation de mots, etc.).
    La PET est également indiquée en neurochimie. On a mesuré à l'aide du PET la densité de récepteurs ou la synthèse de la dopamine dans certaines pathologies comme la maladie de Parkinson.
    La PET est indiquée en pharmacologie clinique. Elle a permis de visualiser in vivo l'occupation des différents récepteurs de neurotransmetteurs cérébraux par un médicament. Cette méthode a permis de mieux préciser le taux d'occupation des récepteurs dopaminergiques par un neuroleptique classique ou par un neuroleptique atypique. De même, on peut espérer par la technique du PET de préciser le rôle respectif des différents systèmes de neurotransmission, de leurs types et des sous-classes de récepteurs.

  • La tomographie par émission de simples photons (SPECT): c'est une méthode qui a permis une approche semi-quantitative des débits sanguins cérébraux.

  • La magnétoencéphalographie: elle est apparue plus récemment et objective des champs magnétiques locaux.

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