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La définition de Ey


Henri Ey, psychiatre (1900-1977).Henri Ey est un psychiatre français. Il est né à Banyuls-dels-Aspres, en 1900. Il est mort en 1977. Il fut le défenseur de l'organodynamisme en psychiatrie.


Le parcours d'Ey

Après ses études médicales à Toulouse, puis à Paris, Ey est devenu médecin-chef de l'hôpital psychiatrique de Bonneval, en 1933. Il y reste jusqu'à sa retraite, tout en poursuivant, à l'hôpital Sainte-Anne, un enseignement clinique et psychopathologique non reconnu par l'université mais très suivi par les étudiants en psychiatrie, de 1935 à 1970.
En 1950, en tant que secrétaire général, Ey organise le Ier Congrès international de psychiatrie. Puis, en 1961, il fonde l'Association mondiale de psychiatrie. Enfin, il dirige la revue l'Évolution psychiatrique de 1947 à 1971.


Les travaux de Ey

Très cultivé, et vivement intéressé par l'histoire de sa spécialité, Ey a d'abord rédigé les trois tomes de ses Études psychiatriques (1948-1954), qui représentent bien son enseignement de l'époque. Mais il fut surtout le promoteur d'une conception organodynamique de la maladie mentale explicitée dans ses principaux ouvrages (La conscience, en 1963, le Traité des hallucinations, en 1973, et surtout Des idées de Jackson à un modèle organo-dynamique en psychiatrie, en 1975). Dans ce dernier ouvrage, il développe son modèle explicatif.
Ce modèle est élaboré à partir des conceptions de John Jackson et de Pierre Janet sur la hiérarchie des niveaux de désintégration fonctionnelle des activités neurologiques et cérébrales supérieures. Il conduit à une théorie psychopathologique faisant apparaître les maladies mentales comme « des modalités de la décomposition (de la dissolution) du corps psychique dont l'être conscient constitue la forme ». Ainsi, ce néojacksonisme conduit à admettre, pour chaque maladie mentale, d'une part, des signes négatifs (ou déficitaires) qui traduisent l'atteinte organique de la fonction cérébrale spécifique, et d'autre part, des signes positifs de libération de fonctions inférieures, plus archaïques, jusque-là contrôlées et inhibées par cette fonction cérébro-psychique qui leur était supérieure. Il y a donc derrière cette théorie un a priori évolutionniste et surtout fonctionnaliste ramenant une organogenèse de la maladie mentale, pourtant récusée au départ par Ey en raison de son réductionnisme mécaniciste.
Finalement, Ey conclut que « toute forme psychopathologique exige pour sa formation, à la fois et ensemble, un trouble organique primordial et une structure psychologique nécessaire qui en constitue la phénoménologie, la base existentielle ».


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